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01/03/2017

La tête de l'emploi

 

Il y a des drapeaux vert-blanc-rouge partout. C'est la semaine de l'Italie, tu étais prévenu. La semaine ? Mais ça fait soixante-dix ans que ça dure.... Et quand ils prennent des vacances, c'est le tour des Diables rouges, avec l'œil vide de Witzel et le bulbe de Kompany... Au secours...

Une publicité représente un gros bonhomme à grosse tête qui tient un gros bébé rosâtre dans ses gros bras blanchâtres. Mal vu ! En fait de bébé, il s'agit d'un jambon... Nos charcuteries proviennent à 75% de l'esclavage belge... Décidément, tu as la berlue... Il fallait lire de l'élevage belge... Dans les deux cas, cela avait l'air vrai.

Pendant que tu fais la file comme un idiot, parmi ces gens qui ont une drôle de tête, tu te dis qu'à force de les côtoyer, tu as toi-même attrapé une drôle de tête. 

Un patibulaire se rue sur le buffet mortadelle comme s'il mourait de faim. Un peu à côté, dans le rayon des yahourts, une espèce de Seth Gecko tance sa gamine.

N'essaie pas d'imiter, on est sous copyright. En effet. L'original, au moins, il fait peur. Celui-ci fait pitié... On sent la fatigue, les fins de mois qui commencent le quinze. Leurs voix sont vulgaires, leurs yeux lourds, leurs traits chiffonnés... 

Tout seul sous les drapeaux italiens, tu te demandes : pourquoi je vous déteste à ce point ? Pourquoi je ne parviens ni à me sentir solidaire, ni à éprouver de compassion ? La réponse, tu la connais.

Parce que vous n'êtes pas wallons, ni même italiens. Vous êtes tous belgifiés... et vous en redemandez.

Pédagogie de l'anéantissement

 

Jean-Pierre Dupuy : Pour un catastrophisme éclairé

Depuis le Théétète et le Ménon de Platon, la philosophie définit la connaissance comme une croyance vraie justifiée. Savoir, c'est croire quelque chose de vrai, et le croire pour de bonnes raisons.

La temporalité des catastrophes réfute l'implication que savoir, c'est croire. Toute une série d'arguments s'inscrivent en faux contre cette analyse classique. Nous tenons la catastrophe pour impossible dans le même temps où les données dont nous disposons nous la font tenir pour vraisemblable et même certaine ou quasi.

Posons la question de savoir quelle était la pratique des responsables et des gouvernements avant que l'idée de précaution prenne jour.

Mettaient-ils en place des politiques de prévention... Pas du tout, ils attendaient simplement que la catastrophe arrive avant d'agir, comme si sa venue à l'existence constituait la seule base factuelle légitimant qu'on se permette de la prévoir, trop tard, évidemment.

Lorsque le principe de précaution énonce que l'incertitude scientifique ne doit pas retarder la mise en œuvre d'une politique de prévention, il se trompe sur la nature de l'obstacle.

Ce n'est pas l'incertitude scientifique ou non, qui est l'obstacle, c'est l'impossibilité de croire que le pire va arriver.

La situation présente montre que l'annonce des catastrophes ne produit aucun changement sensible, ni dans nos manières de faire, ni dans nos manières de penser. Même lorsqu'ils sont bien informés, les peuples ne croient pas ce qu'ils savent.

Non seulement, la peur de la catastrophe à venir n'a aucun effet dissuasif, non seulement la logique économique continue de progresser comme un rouleau compresseur, mais aucun apprentissage n'a lieu.

King Congoïde

 

Radio Rattachisme & Courtoisie

Au moment de la campagne du Traité de Maastricht, en 1992, l'Action Française m'a demandé pourquoi je n'étais pas monarchiste. Il se trouve que l'Etat avait envoyé à tous les électeurs un exemplaire du Traité. J'en ai brandi un exemplaire devant ce public de royalistes. Et j'ai dit : écoutez, ce traité qui aboutit à la confiscation de la souveraineté nationale, il a été signé par tous les chefs d'Etat et de gouvernement, dont le roi d'Espagne, le roi des Belges, la reine des Pays-Bas, le grand-duc de Luxembourg, le roi de Suède... tous monarques héréditaires ! A quoi sert un monarque héréditaire s'il signe un traité qui porte atteinte à la nation qu'il est censé défendre et représenter. Autrement dit, le principe monarchique est inadapté à la société actuelle. 

Henry de Lesquen, FAQ 2017, entretien intégral ici.