28/11/2012

Au premier rang brille son industrie...

Maintenant, quand les syndicats organisent une manifestation contre l’austérité, il se trouve des élus pour défiler avec eux… or, ces élus appartiennent aux partis qui ont voté l’austérité. Quant aux syndicats eux-mêmes, ne faites jamais confiance à des personnes qui tutoient vos employeurs et qui les appellent par leur prénom.

D'après un récent slogan, vous seriez tous les « enfants de Cockerill. » Mais l’exploiteur maçonnique John Cockerill n’était que le Mittal de l’époque. Et sa merveilleuse industrie n’a guère assuré votre fortune : les Wallons étaient les ouvriers les moins bien payés de toute l’Europe. Lors des grèves de mineurs en France, à la fin du dix-neuvième siècle, les patrons vous employaient comme des jaunes, cf. les Borains dans Germinal de Zola.

Et à présent que vos belles usines ont fermé, regardez ce qu’elles vous laissent : un paysage pollué pour des siècles, un décor de cauchemar où plus personne ne voudra investir, sans oublier une population de zombies, toujours prêts à lécher les bottes d’initiés qui les méprisent et qui leur parlent comme à des débiles - pas vrai, frère Michel Daerden?

Le pire, c’est que tout était là depuis le début. Depuis le début, ceux qui vous manipulent vous forçaient cyniquement à chanter ceci et vous n'avez rien vu, rien compris, bien sûr.

On s'veût vol'tî inte frés dèl Walon'rèye.

On s'aime entre frères de Wallonie.

Et l'on-z-èst prèt'onk l'aûte a s'diner l'main.

Et on est prêt à se serrer la main.

Des frères ? Non, ce ne sont que des lâches. Se serrer la main ? Oui, dans le dos d’un peuple qu'ils ont assassiné, pillé et empoisonné à petit feu. Voilà pourquoi leur Wallonie n’est pas la nôtre. Salauds d'initiés, priez votre dieu si vous en avez un, car un jour, le réveil des derniers Wallons pourrait vous être pénible.

Zed le Mutant

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