Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/12/2016

Citizen Fancken

J'attends les Martiens et le rattachement

*

Le Père Noël remplace le drapeau belgicain sur les façades. Le Père Noël est la continuation de leur belgitude par d'autres moyens. Ils y croient encore...

Hélas, Santa Claus porte un costume jaune et noir, son masque dissimule une gueule de Lion flamand. Il descend par la cheminée, vient tout rafler chez vous, avant de vous asséner un coup de goedendag façon Mâtines brugeoises et il vous abandonne, ensanglanté sur la carpette, pendant que La Meuse ricane : bien fait pour toi, le Wallon !

Vivement Pâques...

*

Philippe Dutilleul, auteur du canular Bye-Bye Belgium, déclare au Soir : Si on additionne aujourd'hui les scores de la N-VA et du Vlaams Belang, on est proche des 40%. On est encore plus loin qu'il y a dix ans : nous vivons aujourd'hui dans deux pays différents qui ne font plus que cohabiter.

Quant à l'idée de revenir à la Belgique unie, comme le souhaitent les belgicains, c'est impossible. La Belgique est une fable et dans la réalité, elle est toujours boiteuse. Ne vaudrait-il pas mieux un bon divorce par consentement mutuel ? Je pense qu'avec les Flamands, nous serions bien meilleurs voisins que cohabitants.

Evidemment, les bruxellois du Soir occultent soigneusement la possibilité rattachiste, l'unique issue pour les Wallons. Quant au reportage Bye-Bye Belgium, le seul reproche qu'on puisse lui adresser était de ne pas être drôle. Un canular sur la fin de la Belgique, c'est encore de la Belgique et cela rime avec pachydermique. 

Les belgicains qui nous assomment avec leur soi-disant sens de l'humour en manquent singulièrement : Dutilleul prétend avoir reçu de nombreuses menaces, professionnelles, mais aussi physiques. Vous avez de la chance d'être encore en vie.

Oui, il a bien de la chance d'être encore en vie... puisqu'il habite désormais dans le sud de la France, loin de ce hideux gazomètre belge.

*

A quelques différences près, le génie en moins, Bye-Bye Belgium évoque l'émission radiophonique d'Orson Welles annonçant l'arrivée des Martiens. Si la panique des New-Yorkais ne fut qu'une légende, l'histoire ne nous dit pas comment réagirent les Martiens. Sans doute à la manière des Flamands. Ils s'en moquaient éperdument. Ce soir-là, ils écoutaient leurs propres chaînes.

*

Dans l'inconscient belge, le risque que ce pays disparaisse est réellement inscrit. Dans l'inconscient ? Il faudrait déjà une conscience belge. Cinq minutes de réflexion suffisent pour cesser d'être belge. Je pense, donc je ne suis pas belge. Je ne suis pas belge, donc je ne suis pas un zombie aux ordres de Bruxelles. Je suis Wallon, je parle français donc je suis Français. On respire tout de suite mieux, on se sent plus humain, plus léger...

Sublime paradoxe : dans ce pays de cauchemar, pour être un nationaliste conséquent, il faut commencer par haïr sa nationalité. Demandez à Citizen Francken !

ZLM

Les commentaires sont fermés.