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12/12/2016

Weltschmerz ? Lê-m’-è-påye !

 

Wallon et germanophile ? A condition de garder ses distances...

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Den Dolch an der Kehl mit dem Rücken an der Wand... Outre l'anglais, je parlais le néerlandais, je comprends un peu l'allemand — j'ai une dette intellectuelle envers certains de leurs penseurs, écrivains, artistes. 

Et c'est précisément grâce à ces connaissances, vestiges d'inutiles études, que je sais que je ne suis ni Flamand, ni Allemand et que je ne le serai jamais. 

Pour cesser de se croire belge, cette maladie mentale, il suffit de s'intéresser aux Germains, à leurs structures mentales profondes, à leur manière de percevoir le monde, ce dont quasi aucun belgicain ne semble capable.

L'intérêt de la démarche est proportionnel à l'étrangeté qu'elle suscite en nous. L'exercice peut entraîner l'admiration, parfois la sympathie, l'adhésion jamais. Hormis le climat nordique, les brumes, la pluie, la forêt, nous n'avons rien de commun avec les Germains et ils le savent mieux que nous.

Les rares traits partagés sont alimentaires... et encore. Cela, les belgicains l'ont compris, eux qui réduisent tout à la mangeaille, pour faire croire à une identité commune. Hélas, il en faut plus que la bière et la lourdeur...

Ah, vous parlez néerlandais ? Ah, vous portez un patronyme germanique... La question évoque la vieille plaisanterie de caserne à propos de la corvée de patates. Puisque vous parlez leur langue, prouvez que vous êtes un bon belge... en allant déboucher les égouts en Flandre.

A l'inverse, la germanophobie de certains wallingants se justifie-t-elle pour autant ? Lès Flaminds n'sont ni dès djins. Comparer le néerlandais à une maladie de gorge témoigne d'un niveau de bêtise équivalent à celui des belgicains.

Ces wallingants germanophobes — il y en a — sont souvent des belgicains déçus qui conservent la nostalgie d'une Belgique où tout le monde chantait la Brabançonne... ce qui n'a jamais existé.

Un vrai Wallon au contraire n'éprouve aucun attachement pour l'entité belgicaine et reconnaît le droit à l'autodétermination de tous les peuples, à commencer par ses voisins directs. 

Les wallingants crypto-belgicains qui reprochent à la Flandre d'être fasciste se trompent de combat.

La Flandre défend son identité — sa langue, sa culture, ses traditions — alors que la Wallonie, par la faute de sa classe politique, l'a perdue ou est en passe de la perdre totalement, entre autres en encourageant les communautarismes les plus divers.

De ce point de vue, les langues germaniques, anglais y compris, constituent peut-être une moindre menace pour l'identité wallonne que d'autres, infiniment plus présentes... et parfois même latines, c'est tout le paradoxe.

Peut-on être germanophile et wallon ? Oui, à condition de rester critique. De même qu'il faut savoir être francophile, sans être franchouillard... et latin, sans y perdre le sien.

ZLM

Commentaires

Bonjour, quand vous parlez de menace de langues latines, parlez-vous des immigrés italiens, tjs agrippés à leur identité d'origine ?

Écrit par : Nik Jong Un | 13/12/2016

---->tjs agrippés à leur identité d'origine ?

C'est vous qui le dites. :--)

La colonisation flamande existe aussi, mais elle est plus sournoise, parce que structurelle et économique. Hormis peut-être dans les Ardennes, il n'y a pas de colonie flamande audible en Wallonie.

Le grand danger serait que le français, seul marqueur ethnique durable des Wallons, ne disparaisse. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le pouvoir régional favorise les communautarisme les plus divers, latins ou autres.

Quant à l'anglais, une connaissance me reprochait le trop grand nombre de références anglo-saxonnes sur ce blogue. Il faut relativiser... J'essaie de varier les ambiances autant que possible. Mais il faut bien admettre que la culture pop est majoritairement d'inspiration anglo-saxonne.

Qu'importe... Etre francophile n'implique pas d'être franchouillard. Ce qui manque au rattachisme, c'est le glamour : un côté pop et dansant, un peu comme si Gendebien se badigeonnait de corpse paint, réglait les amplis sur douze et posait le pied sur les retours, façon Trve Kvlt Evil Nuclear-BM Warrior.

Écrit par : Trve Kvlt Evil | 13/12/2016

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