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15/12/2016

A bas la casquette !

 

Personne ne pleurera pour les Wallons !

*

Claude Emont, un socialiste soixante-huitard, centriste de gauche qui possède des amis de droite, autrement dit le ventre mou du libéralisme, s'épanche dans une carte blanche à la Libre. Ras la casquette ! dit-il.

J'ai dû encaisser les décisions du gouvernement Di Rupo... J'ai dû ravaler ma honte devant les mesures à l'encontre des chômeurs, avalisées par les membres PS dudit gouvernement...

Vous avez dû... Comme disait l'autre, le désespoir (la résignation) en politique est une sottise absolue. Si ces décisions heurtaient à ce point vos convictions, il fallait quitter le parti ou en fonder un autre. 

Le problème, c'est que n'importe quel autre parti francophone, toute obédience confondue, aurait rampé devant De Wever, à quatre pattes, puis à plat ventre. Et pourquoi ? Pour sauver la Belgique, pardi ! Pour sauver la monarchie Bilderberg !

Je frissonne quand je vois en France l'ombre du Christ guérillero (sic) se profiler. J'exagère à peine car derrière Fillon il y a la fille de l'autre et derrière elle, il y a tous les autres...

Quel rapport avec le Christ, sinon un indice supplémentaire de la dé-spiritualisation des Wallons ?

Le Christ, Monsieur Emont, il a chassé les marchands du temple... alors, s'il pouvait revenir terminer le travail, cela nous changerait de tous les faux-frères qui font régner l'omerta dans notre région. Vous voyez qui je veux dire ?

Ensuite, le coup de la menace fasciste. Ils sont des millions derrière la fille de l'autre... Comme on disait jadis : ils sont des millions derrière Hitler... On n'y croit plus ! Même les fonctionnaires français, électorat traditionnellement à gauche, sont de plus en plus nombreux à soutenir Marine Le Pen.

C'est tout le paradoxe : sur certains sujets, Le Pen est plus à gauche que la droite libérale.

Chez nous, il n'y a pas que la Flandre à réclamer plus d'austérité : la Flandre n'est que le premier de classe, l'ignoble fayot sadique qui exige des baguettes plus dures, dans l'espoir de nuire à ses condisciples. 

Mais qui dirige la classe ? Qui est le Maître ? Dans ses jérémiades, Emont prend soin de ne souffler mot sur les diktats que la ploutocratie bruxelloise impose partout sur le continent, de l'Italie à la Grèce en passant par la France et la Wallonie. 

Quand dira-t-on stop ? se lamente Emont. Quand dira-t-on que l'austérité budgétaire mortifère, c'est la fin de la solidarité ?

Eh bien... Dès qu'un Etat-Nation aura le cran d'organiser un référendum sur la sortie de l'Europe. Cela vous effraie, n'est-ce pas ? Chiche que vous allez bientôt encore voir des nazis partout...

Quant à la solidarité, toujours ces mots vides, pourquoi voulez-vous vivre avec ce peuple étranger et hostile que forment les Flamands ? Ils ne se sont jamais sentis solidaires des Wallons, jamais ! Ils ont utilisé l'entité belgicaine à leur profit exclusif, en nous sabotant dès que l'occasion se présentait.

Pourquoi maintenir l'entité belgicaine en vie au détriment des Wallons, alors qu'il suffirait de se tourner vers la France, notre vraie patrie ?

Et pourquoi votre étrange complaisance envers les migrants ? Comme si les CPAS, y compris peut-être le vôtre, ne rencontraient pas assez de difficultés avec les miséreux de Wallonie. Vous en voulez encore ? Nous accueillons déjà plus de migrants que la Flandre, sans les moyens !

Je retourne sous ma tente, dites-vous, Monsieur Emont... Une tente à oxygène ! Débranchons la Belgique et fuyons cette Europe-mouroir avant qu'elle ne nous enterre vivants...

ZLM

Commentaires

Bien envoyé, là ou ça fait mal... mais qu'est ce que le gonzo ratachisme?

Écrit par : Xavier | 20/12/2016

C'est un concept développé à partir du gonzo-journalisme, expression anglo-saxonne, horresco referens.

Le gonzo-rattachisme, ce serait quelque chose comme un rattachisme en immersion, halluciné, volontiers anecdotique et totalement subjectif.

Un rattachisme mutant, en somme.

Écrit par : Zed | 20/12/2016

Les commentaires sont fermés.