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02/01/2017

Nosferaté

 

J'explique à Marianne...

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La Wallonie de l'indicible peur... Ils ont tous peur. Toi, moi, les autres... Des apeurés de naissance.

La peur blême d'une minorité de Wallons, captifs consentants d'une usine à gaz noir-jaune-rouge.

Les médias bruxellois, qui sont francophones, mais certainement pas wallons, nous répètent que l'entité belgicaine, en fait leur Belgique, ne tient plus qu'à un fil, que notre survie dépend d'un rien, ce rien que nous sommes, nous les Wallons. 

Il faut obéir à la majorité flamande parce que tout est notre faute, ou celle du parti socialiste qui, en réalité, n'a rien de socialiste. Tout comme la droite francophone n'a rien de... de quoi ? De national ? Une droite nationale belge ? Allez l'expliquer à la droite nationale flamande. De libéral ? Mais la gauche aussi est libérale... Allez en parler à Di Rupo, le mirliflore de toutes les privatisations.

Cette nullité, cette interchangeabilité a neutralisé tout contenu politique, tout combat pour la Wallonie. La gauche wallonne a porté le régionalisme. Elle l'a tué. La gauche wallonne a porté le rattachisme. Elle l'a tué... non sans l'aide de certains rattachistes. Enfin, la gauche wallonne a liquidé la gauche, la droite, le centre... pour mieux déléguer le pouvoir à Bruxelles.

Le comble : aucun élu wallon ne veut siéger au parlement de Namur alors qu'en Flandre, c'est exactement l'inverse. Les Flamands misent tout sur leur parlement régional d'Anvers et veulent vider le Fédéral bruxellois, afin de faire disparaître ce dernier bastion inter-communautaire. 

On en discute ? Surtout pas... Vous pourriez avoir des ennuis. En Wallonie, il n'existe pas de culture de débat, comme en France, mais une omerta, entretenue par les réseaux maçonniques d'une laïcité à la belge, centralisée depuis Bruxelles et qui a plus en commun avec la mafia sicilienne qu'avec un principe de séparation entre l'église et l'Etat, principe que quasi personne ne conteste.

Et pour cause, il n'y a plus de catholiques wallons depuis la question royale. Même le belgicain Escada le reconnaît du bout des lèvres. La Seconde Guerre mondiale révéla au grand jour le clivage entre Flandre et Wallonie, traitées différemment par l'Allemagne, avec la complicité tacite de la monarchie germanophile.

Les collaborateurs flamands avaient leur raison, disait le Flamand Jambon, ce qui suscita un tollé. Ce brouhaha médiatique servit surtout à dissimuler que la collaboration aussi suivait deux logiques concurrentes, au nord et au sud du pays : l'indépendance flamande ou la Belgique (mais laquelle ?) du mythomane Degrelle. 

Etrangement, les Wallons ont rejeté le catholicisme, mais en conservant l'idolâtrie d'une drôle de monarchie ; catholique ou pas, cette dynastie étrangère n'a jamais été de leur côté. 

Et depuis, nous avons tous peur. La trouille ignoble et basse de ceux qui refusent de prendre leur destin en main... Pourvu que la Belgique tienne, pourvu que la monarchie prononce un beau discours de Noël, pourvu que les séries débiles de la RTBF fassent de l'audience...

Nous avons tous tellement la trouille de reconnaître notre condition d'éternels minoritaires que nous accueillons d'autres minorités, beaucoup plus qu'en Flandre. Des bleus, des violets, des verts, beaucoup, énormément de verts ces dernières années...

Pourquoi ? Pour mieux entretenir une terreur multicolore, multiculturelle, vivacitadine, avec tout plein d'animations pour les crèches, les n'enfants, le petit prince et toute sa famille.

— Mais enfin, nous direz-vous, c'est totalement absurde ! 

En effet, leur Belgique, c'est comme un mauvais film d'épouvante. Ils aiment tellement avoir peur, une fois.

ZLM

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