Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/01/2017

On s'aime pas

Chez Dostoïevski, l'homme est rivé à la femme par la passion, mais cela reste une affaire personnelle, entre lui et sa nature passionnée. Il ne s'unit jamais avec une femme. Voilà peut-être pourquoi la nature de la femme chez lui est à ce point hystérique et déchirée, éternellement séparée.

L'homme reste enfermé en lui-même, il se dédouble éventuellement, mais il ne quitte jamais son existence pour entrer dans celle de la femme. Celle-ci n'est qu'un règlement de comptes de l'homme avec lui-même, et la solution du problème reste exclusivement viril.

D'où le médiocre intérêt de Dostoïevski pour l'âme féminine : la femme ne l'intéresse que comme force élémentaire, que comme une atmosphère où se déroule la destinée personnelle de l'homme. 

Nicolas Berdiaev : L'Esprit de Dostoïevski

Les commentaires sont fermés.