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12/01/2017

Noires racines

Trve Kvlt Evil BM en sous-France

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Un pauvre type se voit traduit au tribunal pour avoir adressé des menaces à un bourgmestre-maçon, qu'il accusait de nuire aux belges de souche (sic), en favorisant l'immigration.

Dans son réquisitoire, l'avocat général fustige l'influence de la pensée Twitter, avec une allusion à peine voilée à Donald Trump. On n'atteint pas encore le point Godwin, mais presque.

En réalité, l'appellation belge-de-souche fait le jeu du pire système. Il n'y a pas, il ne peut y avoir de belges de souche parce que l'Etat profond belgicain a toujours été purement libéral. Il n'existe que des belges de synthèse.

L'entité belgicaine, c'est intrinsèquement l'immigration, le melting-pot comme ils disent : une humanité en pièces détachées. Et devinez qui assemble les morceaux, au gré de ses fantaisies ? Frankenstein Grand Architecte... Les savants fous de la loge !

Belges-de-souche... On dirait les créatures du docteur Moreau : des êtres plus ou moins humanisés qui, sur l'ordre d'un prêtre monstrueux, répètent des bribes dénuées de sens, en imitant la voix du Vivisecteur : il-ne-faut-pas-laper-l'eau-des-flaques, il-ne-faut-pas-mordre-l'écorce... 

Otto Strasser disait : Hitler est ses amis ne rient jamais. Ces gens-là se prennent bestialement au sérieux. 

Eh bien, les belgicains de souche, c'est pareil. Leur vide, leur néant, leur nullité historique, ils les prennent bestialement au sérieux. Ils ont bestialement le sens de la fête, ils ont bestialement le sens de l'humour. Vous avez déjà entendu un sketch de Pirette ? Vous avez déjà vu un dessin de Kroll ? Hitler, au moins, ne cherchait pas à être drôle.

Non, je n'ai rien d'un belge-de-souche. Je suis un Wallon de souche et cela fait une énorme différence, aussi hénaurme qu'un soleil noir qui se lève sur Grâce-Berleur, comme une insurrection, un gouvernement wallon séparatiste, un scrutin pour le rattachement à la France. 

Ça, c'est de l'histoire de Wallonie, et pas du folklore faisandé de belgicain-de-souche qui cuve son mauvais genièvre, sous le regard complaisant des caméras de la RTBF ! Vous riez moins quand on en parle, pas vrai ? La trouille d'un mouvement identitaire wallon !

Pays noir, sombres racines... Wallonie underground, ma mandragore, ma magie brune. Jusqu'à mon dernier souffle, même sous la torture, même avec Viva-Cité en boucle façon Guantanamo, je le répéterai en long, en large, en mode black métal, sur toutes les fréquences d'agonie, comme un cri qui fait exploser les bocaux de formol.

Sur ce blogue, je m'entraîne à mourir seul, et si je meurs comme une bête, au moins, je ne mourrai pas belge.

ZLM 

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