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19/01/2017

Suicidez-vous, le peuple est mort

 

Je les accuse de ne pas être Wallons, tout simplement !

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Défense, justice, finance, la Flandre s'est arrogé tous les ministères régaliens, laissant aux francophones la Mobilité et l'Energie, deux domaines à problèmes. Pour les Flamands, c'est du délire, ils n'en reviennent pas...

Constat d'un reportage RTBF : même à Bruxelles, loin de la Wallonie qu'ils détestent, cela commence à sentir le roussi. Dessein historique d'un côté, désintérêt wallon de l'autre, les Flamands sont les maîtres du jeu.

Désintérêt wallon ? Principalement désintérêt de ceux qui dirigent la Wallonie... Ils sont chez nous, mais ils ne sont pas de chez nous. Pour eux, la Wallonie représente tout au plus un décrottoir avant les échelons qui mènent au Fédéral bruxellois.

Tant que la Flandre n'attaquera pas concrètement les intérêts économiques de la monarchie et de sa dévouée oligarchie régionale, il n'y aura aucune réaction chez les francophones, terme qui ne signifie rien et qui permet de nier la Wallonie.

Tant que les premières classes abandonneront le navire Wallonie pour le luxueux canot fédéral, tant que la mafia maçonnique prospérera en Wallonie, grâce à l'opacité des intercommunales et autres ASBL d'art dégénéré... il n'y aura aucune réaction des « élites francophones. » 

Les oligarques PS, MR, CDH, Ecolo, PTB et compagnie laissent la Flandre s'attaquer aux intérêts du peuple wallon... pour autant que la Flandre les laisse cultiver leurs grasses plates-bandes provinciales. Et ce ne sont pas les élections qui changeront quelque chose...

Le système électoral belgicain, bien plus vicié qu'en France, leur assure le pouvoir, quels que soient les résultats du scrutin. Par la magie proportionnelle et le néant doctrinal, les partis francophones se goinfrent et gouvernent ensemble, au mépris de tout contenu politique. Gauche, droite, centre... Coalition... Razzia sur le buffet... Et le peuple ? Qu'il mange de la brioche...

Les quelques partis qui se proclament nationalistes belges — oxymore — refusent d'aborder les problèmes communautaires pour une raison très simple : eux aussi espèrent profiter du gazomètre, et filer en douce à l'Europe, dans une sinécure bruxelloise.

L'affaire Louis est à cet égard exemplaire : élu sur un couac systémique, Louis répétait comme un perroquet les leçons géopolitiques de Soral et se vautrait dans la Dutroux-mania —  sans soutien des parents des victimes — mais Louis se montrait incapable d'aborder le cœur économique du communautaire belge... Unilingue, il était inconnu en Flandre. Debout les belges ? Nee, dit is Vlaams grond !

Ni l'ultralibéral Parti Populaire, ni les étranges « nationaux-révolutionnaires » de Nation n'osent s'opposer à l'hégémonie flamande, alors qu'ils se présentent comme les bastions d'une mythique Belgique unitaire. Les petites souris veulent aussi leur part du fromage ?

En 2012, l'arrivée des nationalistes flamands au Fédéral aurait dû marquer le réveil régionaliste Wallon, par principe de symétrie, par déplacement du centre de gravité vers les régions. Il n'en fut rien. Au contraire...

Matraqués par la propagande belgicaine, les Wallons titubent comme des zombies en brandissant le drapeau belge au moindre sifflet des médias bruxellois... qui les méprisent au dernier degré, mais qui tentent ainsi de sauver les apparences.

Atomisés en féodalités provinciales, submergés par les flots migratoires, piétinés par les sadiques de Flandre, les Wallons, ces enfants humiliés, ne savent plus qui ils sont. Mais enfin... Etes-vous roumains ? Italiens ? Espagnols ? Congolais ? Non, ils sont tous Gloubibelgo. Plus fort que le Lithium ! Pas un seul qui ose se dire WALLON ET FIER DE L'ETRE, avec tout ce que cela implique de résistance !

Dans de telles conditions, pourquoi la Flandre prendrait-elle le risque de proclamer son indépendance et de s'exposer aux foudres de l'Europe ? Tel un horrible serpent à l'haleine fétide, la Belgiek se resserre inexorablement sur le cou des derniers Wallons.

Les civilisations ne meurent pas, disait Tonybee, elles se suicident. Il en va de même pour certains peuples.

ZLM

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