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28/01/2017

Hydre bruxelloise

 

La pensée de Jean Iohanan de l'Apocalypse, c'est que le pouvoir, la puissance qui provient de Rome, de l'Empereur de Rome, se communique aux gouverneurs romains, qui sont les tentacules de l'Hydre ;

— il se communique aux rois judéens qui sont nommés par l'Empereur, maintenus à son gré et destitués selon sa fantaisie : c'est le monstre marin à sept têtes ;

— il descend jusqu'aux grands prêtres, qui sont choisis, nommés, désignés et destitués par les gouverneurs romains ou les rois judéens.

Tout ce système, de haut en bas, est un système foncièrement antichrétien qui persécute à mort la petite communauté chrétienne naissante.

Il existe donc une procession descendante du pouvoir et elle comporte une dégradation. Le latin processio traduit le grec pro-odos, employé par Plotin pour répondre à la question : comment l'Un n'est pas resté en lui-même ?

Selon Plotin, la procession éternelle et nécessaire est forcément une dégradation. C'est bien là à l'avance, le second Principe de la Thermodynamique qui trouve son application ontologique.

Selon Plotin toujours, le salut consiste à faire revenir, retourner et remonter la multiplicité à l'Un. Ainsi, le système est cyclique, tout comme les systèmes gnostiques qui lui sont contemporains.

Claude Tresmontant : Enquête sur l'Apocalypse

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