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07/02/2017

No man's land

 

Il faut le répéter même si le refrain ne sert à rien : Publifin permet aux médias bruxello-flamands de faire l'impasse sur le Kazakhgate et sur Arco, l'hippopotame flamand de six cents millions d'euros aux frais du contribuable.

Dans les journaux belgicistes, l'affaire Publifin subit une étrange réduction: tantôt elle ne concerne que la Wallonie, tantôt uniquement Liège et son antédiluvien Parti Socialiste... alors qu'en réalité, elle s'étend jusqu'en Flandre et mazoute aussi bien la droite que la gauche. 

Publifin n'est qu'un symptôme, parmi une constellation, qui dissimule un mal plus profond : la gangrène gazeuse belge. Et la France ? nous direz-vous. Justement, les magouilles à la belge montent infiniment plus haut dans les zéros que les pauvres grenouillages du Pénélope Gate.

Ensuite, si la France va mal, personne n'ose le dire, c'est avant tout parce qu'elle souffre de l'infestation du polype bruxellois. Si l'entité belgicaine est l'anus artificiel de l'Europe, Bruxelles et sa grappe d'institutions en sont l'hémorroïde.

Veuillez nous excuser pour cette métaphore purulente... Après tout, les belgicains ne s'en privent pas. Ce midi, en découvrant la couverture d'un hebdomadaire bruxello-flamand, j'ai failli nettoyer la librairie au lance-flammes : la Une représentait tranquillement la Wallonie comme un tas de fumier surmonté d'un Coq.

Le racisme anti-wallon n'existe pas, déclarait un fumiste d'obédience. Précisément, Publifin représente le piège à entonnoir dans lequel la maçonnerie belgicaine tente d'engouffrer la Wallonie.

Après le pillage de la nomenklatura, les oligarques trépignent en coulisses. Après la magouille gauchiste, voici venir la crapulerie libérale, avec son cortège de privatisations qui ôteront les leviers de contôle à la Wallonie. Nous sommes à l'aube de ce que vécut la Russie post-soviétique des années 90. Où est le Poutine wallon qui nettoiera enfin les loges d'Augias ?

Il est révélateur qu'aucun des politiques impliqués dans l'affaire Publifin ne se définisse en tant que Wallon, bien que la presse bruxelloise persiste à les désigner en tant que tels. Wallons, les Moreau, les Pire et compagnie ? Aucunement ! Ils sont belges, belges jusqu'à la moelle, maçonnés à l'émeri, à plat ventre sur la voie royale.

Comme ils sont vicieux, tous ces belgicains, acharnés à notre disparition en tant que peuple de Wallonie. Ils veulent nous sortir des livres d'histoire, des dictionnaires, pour mieux nous blackbouler par remplacement : des boules noires à la place des boules blanches, je me comprends.

J'ai une coupure de presse sous les yeux qui provient d'un journal belgicain. Il s'agit d'une soi-disant carte de la Belgique qui représente en fait... la Wallonie, sans la Flandre. Le mot Wallonie n'apparaît nulle part. Loin d'un détail, cette cartographie tronquée tend à devenir courante. Ce blogue s'en était déjà fait l'écho. 

Non seulement le nom de Wallonie ne doit apparaître que dans un contexte de scandale, mais en plus, le terme Belgique doit progressivement s'y substituer, pour mieux masquer la flamandisation galopante de cet Etat-bidon. Depuis 1830, l'entité belgicaine n'est qu'un montage bruxello-flamand qui empêche la Wallonie de rejoindre la France.

Stratégie orwellienne : il sera d'autant plus facile d'éreinter le peuple wallon que plus personne ne se réclamera de lui. De même, il sera d'autant plus facile de charger la Wallonie de tous les maux lorsqu'elle aura totalement disparu des représentations, à commencer par les cartes. 

Comme disait Deleuze, en majuscules dans le texte : ils lui CASSENT LE RHIZOME, ils veulent lui TACHER SA CARTE, au schizo ! Ils n'ont de cesse de lui bloquer toute issue, jusqu'à ce qu'il désire sa propre honte, sa propre culpabilité. Ils ne tiennent compte de votre cartographie que pour la rabattre sur leur photo de famille... 

Sur leur photo de famille royale, bien sûr ! Souriez, c'est pour le Bilderberg ! 

ZLM

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