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27/02/2017

Psychotique réaction

 

Jean-Pierre Dupuy : Pour un catastrophisme éclairé

On sait que les cabinets médicaux sont remplis de grévistes. Je ne veux pas nécessairement dire de grévistes de travail. Il est bien d'autres grèves que le droit n'envisage pas. Faire grève de son rôle de mari, d'amant, de père, de fils, de maître ou d'élève, de responsable... 

Il est socialement admis que tout problème de mal-être, quelle qu'en soit l'origine ou la nature se traduise en demande d'aide présentée à l'institution médicale. Le plus souvent, cette demande est plus ou moins maquillée en termes somatiques, avec la complicité active du médecin.

Non que le patient soit un simulateur ou le médecin un imposteur. Tous deux jouent simplement un jeu dont les règles proviennent du contexte social et culturel de leur relation.

La maladie est une déviance tolérée, mais à condition d'apparaître comme un désordre organique dont l'étiologie n'est ni imputable au malade, ni à la société. La maladie acquiert une existence autonome. C'est une entité extérieure à l'individu et à sa relation au milieu qui, par hasard, vient perturber son fonctionnement vital.

L'inflation médicale a donc un effet sinon une fonction : de plus en plus de gens sont convaincus que, s'ils vont mal, c'est qu'ils ont en eux quelque chose de déréglé, et non qu'ils réagissent sainement par un refus d'adaptation à un environnement ou à des conditions de vie difficiles et même parfois inadmissibles... 

La médecine devient l'alibi d'une société pathogène.

BRI

 

Si vous n'autorisez pas le cumul des mandats et les plantureuses rémunérations de la droite du Pire ou de la gauche Moreau, les politiques partiront dans le privé...

Argument typiquement belge : chez ces gens-là, on ne s'engage que pour l'argent. Leur Belgique est la négation de tout idéal, la réduction permanente à la frite et aux sordides arrangements de loge.

Comble de l'ironie, chaque rue en Wallonie, ou presque, porte le nom d'un libre penseur, mais toujours étranger — on dirait qu'ils sont obligés de les importer... C'est logique... Que pensent les Wallons ? Rien. Ils aiment le roi et les saucisses. 

Belgican Rotten Imbeciles.

Tout ce qu'on voudra...

 

J'ai vu un film affreusement mauvais : Possession. Un mélange de film américain d'horreur, de film policier, de violence, de satanisme et de tout ce qu'on voudra. Ecœurant. L'argent, l'argent, l'argent... Rien de véritable, de vrai. Ni beauté, ni vérité, ni sincérité, rien, pourvu qu'on fasse de l'argent... C'est une torture de voir cela... On peut tout faire, littéralement, tout, pourvu que ça paye. J'ai fait des cauchemars cette nuit et je me suis réveillé de frayeur.

Andréi Tarkovski : Journal, 2 mai 1982