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06/03/2017

Heisenberg

 

C'est ta vie et elle s'achève minute après minute, songes-tu en demandant à l'ouvrier qui t'envoie les caisses en haut du plan incliné s'il a déjà vu Fight club

— Mais ouais, hein... espèce de Chimiste !

Visiblement, il est plutôt Breaking Bad. Le grand avantage avec les ouvriers, c'est qu'on va directement à l'essentiel. La culture pop, le sexe — l'un d'eux, un biker, te montre la photo de sa nouvelle conquête, sur son portable : une jeune dame blonde, très bien de sa personne, vêtue d'un bustier de cuir. 

— Hum... je vois, dominatrice.

Et puis, Hitler, bien sûr. Mais pas la version néo-folk Death in june... Plutôt heavy métal. Les atrocités, le bunker, etc. Tu révises un peu leur vision historique. Non, il n'était pas peintre en bâtiment. C'est une légende. Oui, il a changé de nom... Wolf... Schicklgruber... Il paraît qu'il se nommait aussi Voyageur solitaire du...

— Schickel... quoi ?

— Hé les gars, demandes-tu pour changer de sujet, vous connaissez la différence entre Weininger et Beethoven ? 

Ils hochent négativement la tête.

— Beethoven, c'est pan, pan, pan, pan... Et Weininger, pan !

Ils éclatent de rire — « t'es complètement fou, le Chimiste » — et vous autres, vous tirez la grimace derrière votre écran : vous la connaissiez déjà, c'est pas drôle, je sais.

— Mais, demande leur chef, que fais-tu ici, toi, le Chimiste ? Dans cette cave dégoûtante... Comment es-tu arrivé là ?

— Ben, je porte un nom allemand. 

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