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06/03/2017

Une terre, un peuple

 

L'ancien premier ministre flamand Mark Eyskens déclare à la Libre, avec un rare cynisme:

Pratiquement tous les postes importants en Belgique sont aux mains des Flamands. De quoi se plaint-on ? (sic) Des transferts financiers Nord-Sud ? Mais on n'explique pas qu'une grande partie des milliards d'euros transférés reflue vers la Flandre grâce au commerce. La Wallonie est la première cliente de la Flandre, devant les Pays-Bas, l'Allemagne, ou la France. 

Devant la France... Oui, et c'est bien dommage, espèce de serpent jésuite ! Quand vous aurez tout pompé en Wallonie, avec l'assentiment des collabos maçons belgicains, quand vous aurez soigneusement annexé tous les secteurs-clefs de l'Etat, que vous aurez colonisé Durbuy, transformée en commune à facilités flamande, vous aurez encore le toupet d'accuser les Wallons d'être responsables de tout ce qui va mal... 

La cour des comptes évoque une spoliation (dixit) de la Wallonie au profit de la Flandre. Dans certains dossiers, par exemple les chemins de fer, la clef de répartition des richesses passe de 60/40 à 80/20. Je ne vous aime pas, on n'est pas du même peuple et le vôtre veut liquider le mien, pendant que Bruxelles tient le tiroir-caisse !

Alleï, une fois, on est tous belges... mais c'est todi l'faute des Wallons ! Assez de mensonges ! Ni molenbekisation, ni flamandisation ! L'entité belgicaine doit s'effacer de la page de l'Histoire...

Une terre pour un peuple : la France, les Wallons. 

Commentaires

C'est quand même formidable;autant je faiblis devant le désepérance que vous apportez de temps à autre dans votre blog,à la fois réaliste,mais tellement triste à se mettre quelquefois la corde au cou...
Je me redresse par contre dans les moments où vous remartelez avec vigueur et tenacité votre appartenance à ce qui est notre culture et notre pays français même si +/- 180 ans,nous ont éloignés et changés certaines données;j'aime votre blog bercé de littérature,culture,coups de gueule,désespoir ,fierté d'appartenir à la Wallonie et à la France indissociables finalement quand on y regarde bien.
Au risque de le répéter ,à quand le retour chez nous?Même si c'est illusoire,j'ai,nous avons besoin de gens comme vous.
Merci pour votre blog;
Continuez

Écrit par : Bertrand N | 07/03/2017

Le désespoir, c'est la seule ressource naturelle de la Wallonie.

Je suis rattachiste hardcore, mais je sais que les autres ne le sont plus et que ceux qui le sont encore ne le sont certainement pas de la même manière, ni pour les mêmes raisons que moi.

Le problème du rattachisme, c'est d'avoir hérité du logiciel régionaliste de la fausse gauche. La Wallonie a toujours été plus internationaliste que véritablement socialiste, ce qui fait le jeu du patronat.

Résultat : il n'y a plus de peuple wallon. Il n'y a plus que des belgifiés, c'est-à-dire le lumpenprolétariat idéal, parce que totalement aliéné, communautarisé et sans autre identité que le consumérisme bière-frite-mayonnaise.

D'autre part, l'influence maçonnique est plus forte en Wallonie qu'en Flandre et la maçonnerie wallonne reste majoritairement belgicaine, libérale, multiculturelle, etc.

Raison pour laquelle Marine Le Pen ou Eric Zemmour ne parviennent pas à poser le pied chez nous... mais bien en Flandre, ce qui est pour le moins paradoxal vu la francophobie des Flamands.

Le seul espoir : l'implosion de la zone européenne, ce qui ruinerait l'influence de Bruxelles et pourrait accélérer le délitement de l'entité belgicaine, avec une montée en flèche du nationalisme flamand. Peut-être...

Il est clair que la solution ne viendra pas de Wallonie, mais de l'extérieur... Quand ? Où ? Comment ? That's the question... Mais une chose est sûre : la survie de la Belgique exclut celle de la Wallonie.

Écrit par : Zed | 07/03/2017

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