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07/03/2017

Casa come me

 

Bien avant Conversano, d'autres nationalistes d'origine italienne faisaient entendre leur voix ! Et Suavelos de nous passer un improbable tube de Barzotti, à la gloire de la France.

Ne vous y trompez pas, amis Français. N'écoutez pas ces belgicains qui viennent rouler des mécaniques chez vous, ces donneurs de leçons, toutes tendances confondues, les Collon, Bricmont, Escada, Louis. 

Vous avez déjà entendu ce qu'il chantait chez nous, le beau Barzoï ? Pas vraiment un éloge de l'intégration, plutôt du communautarisme. Je suis rital et je le reste... J'ai la mémoire de mon espèce. Et il le claironne avec un drôle de genre. A chaque fois, j'ai la désagréable impression qu'il nous nargue.

Désolé, Claudio... Mes ancêtres et moi-même, nous ne sommes pas des gens du Sud. Le physique ne ment pas... Je suis un grand blanc aux yeux bleus. C'est la mémoire de mon espèce.

Non que j'en retire une fierté particulière, plutôt l'amertume d'être le dindon de l'union qui fait la farce. Eendracht maakt macht, une fois...

Le Wallon de souche est le bouc émissaire d'une Belgique flamandisée qui me dégoûte : un pseudo-Etat, un laboratoire industriel créé par des gangsters francs-maçons bruxellois, avec le renfort de la finance anglaise et d'une dynastie de faux-catholiques, elle-même d'origine étrangère.

A titre personnel, je n'ai pas de base arrière, aucun endroit où retourner. En revanche, à titre collectif, le salut du peuple Wallon se trouve en France, pas en Flandre, ce pays qui nous déteste et qui veut notre mort.

Notre salut ne se trouve certainement pas non plus en Italie — c'est loin, et nous n'avons pas de frontière, ni d'histoire commune. 

Entendons-nous bien, amici. Je n'ai rien contre la culture italienne, la vraie : de Dante aux peintres de la Renaissance, en passant par Marinetti, les futuristes, Malaparte, Evola, le cinéma Giallo et tant d'autres artistes ou intellectuels. 

Le problème, c'est que, après soixante-dix ans de présence italienne en Wallonie, de nombreux membres de votre communauté, encouragés par nos dirigeants, continuent à parler italien, à porter des noms italiens et à nous tenir la dragée haute, tout en se prétendant victimes du racisme...

Quel racisme ? Vous avez vu qui dirige le PS ? Di Rupo et tous ses frères, ils sont bien de chez vous, non ? Vous êtes nombreux dans les partis politiques, dans l'administration, dans le commerce, dans le secteur culturel... et objectivement, sans vouloir vous offusquer, vous manifestez peu de discrétion sur vos origines.

Juste une dernière question : et maintenant, comment comptez-vous expliquer aux musulmans de Wallonie qu'ils doivent s'intégrer?

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