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13/03/2017

Me ne frego

 

Le rattachement de Fiume...

Claudia Salaris : A la fête de la révolution, artistes et libertaires avec D'Annunzio à Fiume, traduction de Philippe Baillet.

Mino Somenzi confirmera que Fiume était remplie d'une atmosphère futuriste, antilogique, privée de préjugés jusqu'à l'invraisemblable : nous étions décidés à briser tout lieu commun. Nous voulions imposer nos formes de dérision les plus hardie et en faire carrément les lois de l'Etat.

Tel est l'arrière-plan de La Testa di ferro, tribune libre des légionnaires de Fiume, publié à partir du 1er février 1920, avec l'autorisation du Vate, de D'Annunzio...

Le titre du journal était surmonté de la silhouette d'une automitrailleuse, avec la devise : je m'en fous, Me ne frego. 

Le titre La tête de fer s'explique comme suit : au camp de Mirafiori, Guido Keller avait fondé en 1915 la Confrérie des poils au vent, qui avait pour tâche de confirmer chaque aviateur novice en lui tondant complètement les cheveux et en les dispersant au vent.

S'en inspirant, D'Annunzio baptisa les aviateurs, puis les légionnaires de Fiume, les Têtes de fer. Le Vate, lui-même chauve, ajoutait avec ironie :

— Le dieu des armées m'a dit : je te donnerai un front plus dur que leurs fronts. Et il ne l'a pas dit qu'à moi, mais à chacun de vous. Il y a plus de quarante mille têtes dures aujourd'hui à Fiume. Est-ce que je me trompe ?

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