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15/03/2017

Radio Desdichado

Mountains of sorrow and rivers of regrets, that's what you'll let...

Des montagnes de plaintes et des rivières de regrets, voilà ce que tu laisseras, dit la chanson de Der Blutharsch. Les paroles sont introuvables. Il faudra bien me faire confiance.

Le refrain dit : Destined to the dustbin of all your sorry yesterdays... Voué à la poubelle de tout ton triste passé... Où sont les neiges d'antan...

Il dit aussi à peu près ceci... Je suis le spectre qui regarde par la fenêtre à la nuit tombée, l'ombre qui traverse des chambres d'hôtels sans mémoire, le veilleur de l'aube traîtresse, la silhouette qui se tient debout au carrefour des vies ruinées, celui que vous ne connaîtrez jamais, celui qu'on ne remarque pas, l'inaccompli, l'indésirable, l'impardonnable, celui qui aurait pu, qui aurait dû et tous les autres jamais plus, le rossignol étranglé, l'arc-en-ciel qui se termine dans la boue, l'étranger dans un étrange pays dont le nom est personne et dont l'existence ne veut rien dire... et je m'en vais, je disparais, au vent mauvais.

Des montagnes de plaintes et des rivières de regrets... ça continue ainsi, encore et encore, une litanie, un interminable ressassement, une petite musique de nuit, un croisement entre Johnny Cash et Gérard de Nerval. Et mon luth constellé porte le soleil noir de la mélancolie...

Oui, c'est un chouette tube. Je l'écoute souvent, en ce moment au bunker, mais il y a peu de chances que vous l'entendiez sur les ondes de Viva-Cité. Entre nous, cela vaut mieux...

Moi, Jérôme de Warzée et sa bande de gros beaufs belgicains, ils me donnent envie de me pendre. 

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