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15/03/2017

What evil, what unspeakable crime...

 

Eric Bénier-Bürckel : Pogrom, éditions Flammarion

C'est déjà beau qu'on ait voulu de vous dans l'Education nationale. Défoncez-vous au boulot plutôt que de vous embrouiller plus épais dans votre désastre.

Ah, les femmes, certain qu'elles seront épouvantées, catastrophées, suffoquées par votre raclure de bidet. Elles hurleront à l'assassin, au misogyne, au bourreau des cœurs, au blasphémateur de leurs entrailles. Elles vous voudront embastillé, nettoyé, essoré de toute l'horreur que vous contenez. 

On vous dénoncera comme une abjecte engeance. Ménestrel pour les porcs. Cuistre et fasciste belliqueux de la veine des plus épouvantables satyres de l'histoire. Néron, Gilles de Rais, Mussolini, Hitler.

Avec vous, pas de lumière, pas de perspective, pas d'espoir, pas de larmes à sécher, rien que latrines, boue et caca. On ne vous demandera qu'une chose : de vous casser la figure et de vous noyer dans votre huile de vidange. Il faut voir dans quoi vous vous vautrez. Quel esprit mal tourné vous êtes, quel nihiliste dépravé, quel crachat à la face du monde.

Cela s'aperçoit à des kilomètres que vous êtes cruel et manipulateur... Comment ose-t-on donner la parole à un tel fumier ? Vous voyez des bouchers partout. Vous hallucinez les embuscades, les traquenards, les complots et même les guerres. Hystérique dans le fond et la forme, sadique dans les intentions...

Non, mais quelle honte de laisser proférer des saloperies pareilles. Et ça prétend être prof ? Mais qu'on vous radie sur-le-champ ! Qu'on vous extrade. Qu'on vous expédie au goulag. Qu'on vous gaze. Qu'on vous pique. Qu'on fasse de votre cas personnel un exemple.

On ne peut pas tolérer pareil déballage. Quel ingrat vous faites. Avilir la femme, alors que c'est elle qui vous a fait cadeau de la vie...

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