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29/03/2017

A la gloire d'Hélios

 

Maintenant que sa vocation divine s'incarnait dans le temps et dans l'espace, Julien voyait clairement que, le véritable usurpateur, c'était Constantin, Constantin qui avait frustré son lignage de la pourpre. Constantin l'Apostat, qui, le premier, avait fait cadeau de l'Empire aux impies, aux chrétiens, aux athées. 

L'Empire qu'il allait restaurer, lui, selon la volonté des dieux et les normes de la divine philosophia. A mesure qu'il avancerait, les cités, partout dans le monde, allaient s'éveiller de leur si longue nuit.

Les temples ouvriraient de nouveau leurs portes et la fumée des sacrifices et de l'encens monterait comme autrefois vers le ciel, et la gloire d'Hélios rayonnerait sur l'Empire... Il appellerait ses amis aux affaires, ils l'aideraient à rétablir la Cité antique, selon les écrits du divin Platon.

Le grand vent du passé, enfin déchaîné, allait souffler sur cette modernité incongrue et geignarde qui tenait tant d'âmes captives. Leur yeux s'ouvriraient ; ils reviendraient tous, s'éveillant du christianisme comme d'un rêve confus et dolent.

Il n'aurait pas à les forcer, et de tout cela, il ne resterait rien, et Rome serait enfin rendue jusqu'aux confins du monde à son éternité. Roma Æterna, Novitas temporum, les mots gravés par ses ancêtres, avec la Louve sur les monnaies de leurs règnes.

Lucien Jerphagnon : Julien dit l'Apostat, histoire naturelle d'une famille sous le bas-empire.

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