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30/03/2017

Nigromontanus

 

Dans une maison d'un quartier ouvrier de Berlin, en haut d'un escalier qui sent le chou, la chambre de Jünger donne sur une voie ferrée. La pièce regorge de livres.

Sur le bureau, un microscope, et dans les rayonnages, des collections de coléoptères et de bizarres masques en bois. Enveloppé dans une robe de chambre, coiffé d'un béret multicolore, Jünger travaille à la préparation d'un article.

« J'étais incapable de me débattre avec ses livres, écrit Ernst von Salomon qui le recontre en 1929. L'organe magique et l'organe métaphysique me faisaient défaut...

« Je fus donc presque naturellement exclu de la communauté qui se forma autour de lui, ce groupe de disciples qui semblaient posséder naturellement ce qui me faisait cruellement défaut. Ils s'accroupissaient aux pieds du maître et fixaient d'un œil fasciné la pierre philosophale qu'il tenait entre les mains, non pas pour s'en servir, mais pour la peser, la calibrer, l'analyser, la sublimer... »

Le témoignage de von Salomon souligne ce qui distingue Jünger des autres auteurs de la mouvance nationaliste. L'essai Le Cœur aventureux, publié en 1929, souligne cette différence. On y observe un contraste voulu entre les passages dédiés à la fureur martiale des combats et d'autres qui affichent une froide distance artistique...

Son ancien secrétaire, Armin Mohler, dira que le livre de jeunesse de Maurice Barrès, Du sang, de la volupté et de la mort, sorte de manifeste du dandysme, avait bouleversé Jünger dans ses années de lycée.

On ne dira jamais assez, en dépit de l'étiquette droite révolutionnaire, employée pour caractériser les positions de Jünger au sein de la révolution conservatrice, que sa pensée de l'époque ne saurait en aucune façon être interprétée selon les catégories française de la gauche et de la droite.

Dominique Venner : Ernst Jünger, un autre destin européen

UCL

 

Ils sont tous pour le droit à l'avortement et contre la peine de mort. Pourtant, la différence entre l'avortement et la peine de mort, c'est que l'assassin, lui, sait pourquoi. 

29/03/2017

Néo

 

Une vie vaut ce que vaut notre fidélité au rêve que nous avons fait une fois et pour toujours.

Bernard Sichère : Je, William Beckford