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19/04/2017

Crash Test

 

Hier matin, en me rendant au travail, j'ai assisté à un crash extrêmement violent. Au début, j'ai cru à un attentat ou à une braquage. Tout s'est passé très vite. Soudain, une explosion, sur ma gauche, à dix heures. Des débris de métal giclent jusque sur le trottoir ; par chance, personne à cette heure.

En fait, une voiture est passée au-dessus la berme centrale, avant d'atterrir sur l'autre bande de circulation, où elle a percuté un véhicule. On aurait dit que le conducteur avait tenté un demi-tour. Un camion l'avait-il embouti par-derrière ? Impossible à dire...

Ça klaxonnait de partout... Un type, surgi de nulle part, a demandé s'il y avait des blessés. Une femme faisait signe aux automobilistes de dégager la voie. Tout avait l'air irréel, ralenti... Détail saugrenu : l'autoradio diffusait toujours de la musique — je n'avais pas songé à le couper.

Après, c'est flou... Je me souviens d'avoir longé deux carcasses dans un sale état... Je n'ai vu aucun corps à l'intérieur... Pas de sang non plus. Je me souviens aussi d'avoir roulé à travers la fumée, en évitant des débris. Les pneus ont écrasé un morceau de plastique, avec un drôle de bruit, désagréable.

Je n'ai pas eu peur un seul instant, alors que j'aurais pu être percuté par le bolide. Il aurait suffi d'une minute d'avance... C'est seulement quand j'ai dépassé les feux rouges, quand l'accident a été loin derrière que je me suis aperçu que mon pied tremblait au-dessus de l'accélérateur. 

Maybe next time, darling...

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