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30/04/2017

Grands remplacements

 

On finira tous dans la forêt ? Pas sûr...

Au début du vingt et unième siècle, qui s'annonce comme un siècle où la « fluidité » tend à remplacer partout le solide — comme l'éphémère remplace le durable, comme les réseaux se substituent aux organisations, les communautés aux nations, les sentiments transitoires aux passions d'une vie entière, les engagements ponctuels aux vocations immuables, les échanges nomades aux rapports sociaux enracinés, la logique de la Mer ou de l'Air au nomos de la Terre — on constate que l'homme aura consommé en un siècle des stocks que la nature avait mis trois cents millions d'années à constituer. [...]

Selon Peter Barret, directeur du Centre de Recherche pour l'Antarctique de l'Université de Victoria, en Nouvelle Zélande, la poursuite de la dynamique de croissance actuelle nous met face à la perspective d'une disparition de la civilisation telle que nous la connaissons, non pas dans des millions d'années, ni même dans des millénaires, mais d'ici la fin de ce siècle.

Alain de Benoist : Demain, la décroissance

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