Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/05/2017

Poker face

 

Préparez-vous...

Le problème des débats télévisés, c'est qui se tient aux commandes des caméras. Le Christ pourrait se présenter en personne, les paumes trouées, une plaie au flanc, ils le crucifieraient au tube cathodique.

Le débat... Il fut long, très long — et le lendemain, il fallait se lever tôt. Quelle déception... Groggy, comme une gueule de bois... Non que Marine Le Pen manquât de pugnacité, au contraire. 

Son adversaire manquait, lui, singulièrement de carrure, un gringalet qui doit peser soixante kilos tout mouillé. On dirait un animateur de Canal Plus : des vêtements enfilés sur une tringle surmontée d'une tête de cire, un assemblage qu'un marionnettiste actionne sous la table. Muppet Rothschild.

Si vous videz un chargeur sur un tel spectre, il se recompose à mesure. Pire, tout se renverse par magie noire. Ainsi, lorsque Marine Le Pen tenta de balayer une critique par un Occupez-vous de votre programme, l'homme au masque de cire rétorqua fort à propos : Appliquez donc ce principe à vous-même. 

Il eût fallu jouer Sun-Tzu plutôt que Clausewitz, l'esquive, l'approche oblique plutôt que l'offensive frontale à pleine puissance. L'hybride Macron bénéficie paradoxalement de son inconsistance : vous le croyez à gauche, il est à droite. Vous le pensez à droite, il est à gauche...

Telle est prise qui croyait prendre. Le Pen comptait pousser son adversaire jusqu'au dérapage dans les aigus... mais c'est Le Pen qui apparaissait figée dans une grimace, à chaque fin de phrase. Ironiser sur le rictus de Macron, comme elle le fit d'emblée, s'avéra totalement contre-productif.

En effet, la créature de la finance parvint à conserver une impassibilité glaciale, inquiétante, qui devrait nous alerter sur sa véritable nature.

L'androgyne stabilise son apparence, il ne hulule plus comme une chauve-souris... Il imite de mieux en mieux la nature humaine et ce vernis dissimule l'élément trouble, mammonique, qui constitue la substance de son être 666 fois impur. Macron est réellement l'antéchrist des films d'horreur...

Qui contrôle l'immigration, tovaritch ? Bruxelles !

Nous fûmes nombreux à éprouver l'impression de revivre, en pire, le duel Royal / Sarközy, lorsque le candidat atlanto-sioniste s'exprimait d'un ton de psychiatre face à la tornade hystérique qu'on sentait monter chez la Bécassine socialiste. La pauvre Royal finit par craquer : Eh bien, si, je suis en colère... Et quand je serai présidente, eh ben, je me mettrai en colère, na !

Si Marine Le Pen fut bien moins sexy que l'était Ségolène, elle fut plus agressive et percutante. Hélas, en déchaînant la blonde, elle aura donné une impression brouillonne, peu susceptible d'élargir son électorat ; Marine fut peu convaincante sur le chapitre européen, là où Macron la guettait.

Le plus inquiétant est encore d'entendre aujourd'hui les médias dénoncer la soi-disant « violence inouïe du face à face », comme si polémiquer était synonyme de poignarder ou d'étrangler. Effet pervers : la pugnacité de Le Pen, maladroite mais légitime, pourrait servir à justifier l'interdiction de tout débat sur l'Europe, et ce au nom de la démocratie et du vivre-ensemble.

Les choses ne vont pas encore assez mal en France pour porter Le Pen au pouvoir. La guerre est-elle perdue pour autant ? 

En tant qu'observateur, en tant que Wallon rattachiste, mon seul conseil aux patriotes français qui nous lisent est de voter malgré tout pour Marine Le Pen, même si elle ne l'emporte pas, et de peser ensuite sur les législatives et sur la vie régionale.

Ce ne sera pas du luxe... Croyez-nous, l'affreuse presse bruxelloise se régale déjà de vos futures tribulations. 

Macron président, c'est la malédiction !

Les commentaires sont fermés.