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06/05/2017

« Je m'en souviendrai de cette planète »

 

Camille Flammarion, dont le premier ouvrage, publié en 1862, s'intitule La Pluralité des mondes habités, est parfois considéré comme le « French Proctor », du nom du l'astronome anglo-américain...

Catholique dans sa jeunesse, il entre en apprentissage à l'Observatoire de Paris, sous la conduite de son directeur, Urbain Le Verrier et se rapproche de la pensée religieuse de Jean Reynaud.

Dans Terre et Ciel, édité en 1854, Reynaud professe la migration des âmes, après la mort physique, de planète en planète, pour y poursuivre leur perfectionnement ; une spiritualité qui s'accorde tout naturellement à l'existence d'autres mondes et le statut modeste, voire médiocre, de la Terre.

Ce contexte explique en partie le succès éditorial de La Pluralité des mondes. L'ouvrage de Flammarion reçoit l'appui de Reynaud, celui aussi d'Allan Kardec qui a lui-même associé le spiritisme et la pluralité des mondes et lui consacre une recension élogieuse. [...] 

Sans chercher à réconcilier la théorie de la pluralité des mondes habités et le christianisme, Flammarion n'en aborde pas moins les questions les plus épineuses, surtout celle de l'incarnation [du Christ sur d'autres planètes] ;

Ecartant les théories des incarnations multiples simultanées ou successives et celle des Terriens seuls coupables du péché originel, il se rallie à la thèse de Brewster : l'œuvre accomplie par le Christ sur Terre apporte le salut à toutes les créatures de l'univers.

Plusieurs de ses ouvrages illustrent sa vision quasi religieuse de l'astronomie [...] Lumen décrit le voyage d'une âme à travers le cosmos...

Jacques Arnould : Turbulences dans l'univers

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