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07/05/2017

Désert du réel

 

La leçon de Macron aux anti-systèmes par Nicolas Bonnal.

Nous, anti-systèmes, avons le même défaut que les élites. On confond le monde et sa réalité avec notre site préféré et ses habitués.

Or, ce monde ne pense pas comme nous. Le fait de lire essentiellement des sites anti-système ne développe pas suffisamment l’esprit dialectique. On s’enferme dans une bulle, et on oublie que les gens naviguent dans une autre bulle, la bulle-système qui elle accapare l’attention de beaucoup plus de personnes hélas.

Et on a tendance à oublier les faits suivants :

Le Français n’est pas si malheureux que cela. L’anti-système, comme le FN, joue avec l’idée que le Français est une pauvre victime de l’oligarchie ou de la grande banque. Le Parisien ou le Cannois a vu son immobilier être multiplié par cinq depuis vingt ans; vous voudriez qu’il se plaigne ?

Tocqueville disait que « « non seulement les hommes des démocraties ne désirent pas naturellement les révolutions, mais ils les craignent ». Les inégalités se sont certes accrues, mais le niveau de vie moyen reste en tout cas très supportable…

Les minorités culturelles sont comme en Amérique pro-système. Comme le dit Emmanuel Todd, la minorité raciale est un mercenariat électoral, que ce soit en Amérique ou en France. On l’achète, on la contrôle, on en fait un agent du système. Tant pis pour ceux qui ne comprennent pas.

La jonction des anti-systèmes de gauche et des anti-systèmes de droite dont certains rêvaient il y a trente ans (Jean-Edern Hallier son idiot international dont je faisais partie), semble totalement impossible.

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