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12/05/2017

Donna Vanna

 

— Oh, je le prends avec philosophie.

En d'autres circonstances, cette déclaration t'aurait arraché un sarcasme, mais là, elle atteint une zone profonde. La personne qui l'a prononcée au téléphone est gravement malade.

Tout vous sépare : les origines, l'âge, les opinions. Tu te souviens qu'elle t'apportait des confiseries italiennes quand tu tenais la boutique le samedi matin. 

Tu te souviens aussi de son sourire après le savon d'un édile laïcard : « Bah, vous en faites pas, c'est un rouge, vous savez. » Elle aussi est de gauche, pas dupe néanmoins.

— Vous êtes toujours dans votre... votre cave ? demande-t-elle. Dites, cela ne doit pas être très sain... Avec les émanations d'à côté... Faites attention quand même...

Oh, ne vous tracassez pas pour moi. Prenez soin de vous... Que tout aille bien. En raccrochant, tu avais les larmes aux yeux. De chagrin, mais aussi de colère, de rage et d'impuissance...

Après Philippe, René, Jean-Marie, maintenant Vanna... Combien d'autres encore ? Merci laminoirs ! Merci cokeries ! Merci frère Cockerill pour ton cyanure ! Régal royal pour les Wallons!

Je déteste, tu détestes, nous détestons tous l'entité belgicaine, ce bagne, cette usine à gaz, ce goulag mou qui n'a jamais profité qu'à la Flandre et à Bruxelles.

Leur soi-disant bonheur belge, qu'il crève... sinon, c'est lui qui finira par nous tuer.

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