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13/05/2017

Dogma

 

Les libres-penseurs sont de temps à autre pensifs, même s'ils ne sont jamais libres, affirmait Chesterton. On pourrait en dire autant des catholiques belges. Mais qu'est-ce qu'un catholique belge ? Précisons que l'auteur de ces lignes ne se définit pas en tant que tel. 

Tout d'abord, belge n'est pas flamand. Belge est synonyme de wallon aliéné. En Wallonie, on naît catholique, socialiste ou libéral selon qu'on naît dans une commune catholique, socialiste ou libérale. 

Bien sûr, au sein d'une commune, des conversions peuvent se produire, mais le passage d'un milieu à l'autre s'avère toujours difficile, voire impossible : vous garderez toujours votre couleur d'origine. Reste alors à déménager, pour se refaire une virginité... et là, vous vous apercevez qu'en fait, il n'existe aucune différence entre catholiques, socialistes ou libéraux.

Oh, moi, les dogmes, hein, nous répétait une catholique bien belge. La foi... qu'appelle-t-on la foi, hein ?, nous déclarait le vicaire, d'un ton patelin, en clignant de l'œil. 

Les migrants... Il ne faudrait surtout pas qu'un dingue arrive et... nous disait un conférencier, avec une grimace, en levant le bras à l'oblique. Mais bien sûr, qu'il faut accueillir tous les migrants... Parce qu'il y a eu Hitler... Parce qu'on est tous frères... Tiens, les socialistes nous disent la même chose... Les libéraux aussi...

Combien en avons-nous rencontré de tels cathos ? De la mère-catéchisme alcoolique, théologiquement ignare et à demi-folle, au prélat enduit de pommade jésuitique qui copine avec la maison de la laïcité, jusqu'au gentil papy d'origine sicilienne qui se présente comme catholique intransigeant... et qui admire Frédéric II Hohenstaufen ! On n'a rien contre l'oncle Fritz, ni contre la Sicile... mais un minimum de cohérence, quand même !

Vous nous direz : comment pouvez-vous les critiquer, vous qui n'avez pas la foi... Et comment l'avoir avec de tels exemples ? Ce qui est sidérant, outre leur manque d'épine dorsale, c'est leur mollesse, voire leur connivence face aux attaques constantes des médias bruxellois...

La mère Milquet d'avouer que non, bien sûr, elle n'a jamais vraiment eu la foi, hein... Le comble ! Et quelle réaction dans la société civile ? Aucune ou quasi... Ces cathos sont belgos et tout ce qui est belgo est mytho, bidon, creux, en tout cas étranger au christianisme, comme à toute idée de grandeur ou de vérité surnaturelle. La bière et les frites, une fois !

Aucun de ces belgo-cathos ne s'est jamais étonné que le premier roi de son pseudo-pays ait été un maçon réformé qui ne voulait même pas devenir roi ! Aucun de ces cathos n'ose critiquer les subventions à la laïcité, constituée en police para-religieuse ! Aucun de ces cathos n'a jamais évoqué la préservation de l'identité wallonne face aux flux migratoires déchaînés ! Au contraire... ils ont toujours parlé dans le sens de Bruxelles !

Pour trouver des catholiques conséquents, enracinés, identitaires, il faut aller en Flandre, là où le catholicisme constitue encore le vecteur d'une cause nationale et où il reste inscrit dans une communauté de destin qui, justement, n'a rien de belgeEn fait, le catholicisme flamand ressemble à un maurrassisme, la monarchie en moins, ou alors, en version orangiste. 

Les Flamands seraient-ils des protestants qui s'ignorent ? Mieux vaut être un parpaillot refoulé qu'un belgogo floué. Car l'utopie belgicaine n'est qu'un idéal maçonnique inavoué : un improbable mélange de chigaliovisme, de taylorisme et de cosmopolitisme.

Quant au catholicisme à la sauce belge, selon l'ignoble expression en vogue, il n'est qu'une huile frelatée qui permet aux rouages de l'usine de tourner, de broyer, de recycler ce qui reste du peuple Wallon.

Avec Dieu, toujours. Avec leur Belgique, jamais!

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