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10/06/2017

Communauté cherche destin

Voici un commentaire posté par le dénommé Valmy sur le site de l'Alliance Wallonie France, association dont je ne suis pas membre et dont je ne partage pas les interdits politiques, mais dont j'approuve le principe de rapprochement de la Wallonie à la France.

Connaissant la paranoïa l'extrême susceptibilité des rattachistes, si l'auteur voit un inconvénient à ce que son nom et son texte apparaissent sur ce blogue, qu'il me contacte et je le supprimerai... l'article, pas son auteur. On n'est pas des sauvages.

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Dans son usage actuel, le mot communauté évoque des collectivités religieuses ou culturelles, telles qu’entendues dans des débats spécieux à la mode aujourd’hui, sur les minorités et le communautarisme. Les Wallons ne s’inscrivent pas dans ce genre de vision étriquée.

Les Wallons ne composent pas une communauté, ils représentent un rameau de la France éternelle depuis la nuit des temps.

Pour s’en convaincre, Wallon, ce mot d’origine celtique, signifie au XVe siècle tout qui est français sur les frontières du Nord. Le Wallon est le Français des Marches ; de la Contrescarpe comme le chante si poétiquement Yves Duteil dans « La langue de chez nous ».

Sans réécrire l’Histoire, le destin français des Wallons se déchire en 843, lors du traité de Verdun. Il s’effondre au cours de l’aventure bourguignonne (XIVe – XVe siècles) et l’annexion habsbourgeoise l’enterre ! En 1792, il renaît lors de la libération par les troupes de la Révolution.

En 1795, les Wallons célèbrent avec joie la réunion à la République française. Malheureusement, le rêve se brise sous la vengeance des Britanniques et de l’Europe « viennoise ». La Wallonie en est toujours là, brimée !

Pourtant les Wallons n’ont jamais renoncé à être eux-mêmes. En aucun cas le retour à la France ne signifie la perte de leur « nationalité » mais bien au contraire elle signifie de pouvoir recouvrer la vraie nationalité, occultée jusqu’à ce jour par la machinerie politique et institutionnelle belge.

En aucun cas, les Wallons n’ont à chercher une « nouvelle patrie à aimer », ils doivent retrouver le giron de leur Patrie réelle.

« Où peut- on être mieux qu’au sein de sa famille », cette mélodie composée par le liégeois André Grétry fut un hymne national non officiel du Royaume de France entre 1815 et 1830 joué lors de la présence de la famille royale.

La Nation française se compose d’une « communauté de destins » (cfr. Renan) et, sans conteste, les Wallons peuvent y tenir leur place parce qu’ils partagent avec tous les Français, malgré tous les obstacles placés sur leur route depuis des siècles, un destin commun !

Navré pour le Président Macron mais sa vision d’une communauté de destin avec l’Allemagne et le reste des pays européens manifeste d’une vision idéale et idéologique que bien peu d’Européens partagent.

A commencer par l’Allemagne. Même sous la couronne de Charlemagne il fallut la poigne des missi dominici et la lourdeur de l’épée impériale pour maintenir une commune cohésion. Quant au destin commun, il prit fin en 843 et cela sans compter les tragiques et sanglants soubresauts jusqu’en 1945 !

Sans remonter trop loin dans le temps, depuis les Foires de Champagne, les Wallons, eux, croisent et rencontrent des Lorrains, des champenois, des Picards, des Vendéens, des Bordelais, des Marseillais, etc. Combien de Lettons croisent-ils des Italiens ? 

A moins d’agir comme feu Staline qui déplaçait des populations entières comme on déménage des meubles, il faudra des siècles pour que les Européens se rencontrent suffisamment avant de pouvoir répondre au critère de « l’envie de vivre ensemble » affirmé par Renan.

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