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11/06/2017

Je ne veux plus les voir

 

Cette nuit, dans un rêve confus, entrecoupé d'attentats et de batailles, je remontais la côte d'A***, en compagnie d'une troupe hétéroclite. Ces soldats de fortune me pressaient de questions auxquelles je répondis par un geste d'impuissance. Que voulez-vous que j'y fasse ? Regardez où j'en suis... 

Ensuite, comme si nous avions parcouru tout le chemin, je suis de retour à la bibliothèque, avant le déménagement, avant le souterrain. Une foule en haillons se presse dans la pénombre, sous le plafond bas. On dirait des victimes de guerre ; ils rapportent des livres sales, dégoûtants, qui me soulèvent le cœur.

Tandis que leurs lambeaux s'empilent sur le comptoir, j'aperçois une silhouette de sorcière ; la chef s'éclipse et me laisse seul face au pandémonium.

Les visiteurs sont de plus en plus nombreux ; soudain, je me rends compte que je ne me souviens plus du système de prêt. Il y a des fiches partout, comme à l'époque des débuts... Je ne comprends rien à ce fouillis.

Le téléphone sonne. Dans l'écouteur, une voix de femme pleurniche — une certaine Sabine ou Sandrine, inconnue de moi. Je ne comprends rien à ses propos. Il semble qu'elle aussi soit encerclée.

En me forçant à l'amabilité, je prononce ces mots d'une voix que je ne reconnais pas : « Consultez un avocat, c'est la meilleure manière d'être défendu.»

Lorsque je raccroche, la foule s'approche un peu plus.

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