Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/06/2017

Vespertillon...

Vespertillon Monétaire International ?

Dans la sorcellerie médiévale européenne, selon le Grand Albert, notamment, il suffisait de se frotter le visage avec du sang de chauve-souris pour savoir lire si on était illettré, pour voir de nuit comme de jour, pour déchiffrer des livres mystérieux, etc.

Origène a désigné la chauve-souris comme l'emblème des hérétiques parce qu'elle se cache pendant les heures lumineuses et qu'elle participe aux caractères spécifiques des oiseaux et des mammifères. En France, tout au moins, l'héraldique nobiliaire, s'appuyant sur Origène, prit la chauve-souris comme symbole de l'hérésie. 

L'art médiéval a parfois greffé des ailes de chauve-souris à la sirène marine. On la voit ainsi sur un chapiteau du quinzième siècle, dans la vieille église Saint-Germain, à Poitiers. Elle devient alors l'image d'Asmodée, démon de la luxure, qui épuise dans les êtres humains la sève qui est la vie naturelle de son corps et tarit la source de la grâce divine, qui est la vie surnaturelle de son âme.

Dans l'iconographie symbolique du christianisme, le Pélican qui donne son sang et sa vie pour assurer celle de ses petits, est pris comme le symbole du Christ, mourant pour le salut des hommes. Le vampire et la chauve-souris sont donc l'antithèse du Pélican, eux, qui prennent la vie et le sang des hommes pour assurer la leur.

En réalité, il faut aller en Amérique du Sud pour rencontrer une chauve-souris effrayante. Il s'agit du grand Vespertillon auquel les naturalistes ont donné le nom de Vampirius spectrum, dont le corps à la grosseur d'une poule et qui atteint généralement soixante-quinze centimètres d'envergure.

Nous avons eu l'occasion d'en voir un couple, accroché par leurs griffes, la tête en bas, comme il se doit. L'aspect était assez répugnant, dû sans doute à ce bec suceur qui évoquait aussitôt l'attaque nocturne d'un dormeur.

Il est arrivé au cours de l'année 1958, en Argentine, que près de vingt-cinq mille têtes de bétail meurent d'une sorte de rage causée par les succions des vampires en question. Il est donc certain que ces animaux sont porteurs à l'état endémique d'une sorte de maladie épidémique transmissible par morsure, de l'animal à l'animal.

Il est troublant de retrouver là cette contagion mystérieuse, qui faisait d'une victime du vampirisme, un agresseur futur, et par les mêmes moyens.

Le vampirisme : de la légende au réel par Robert Ambelain.

Les commentaires sont fermés.