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26/06/2017

Oiseaux de proie

 

Roofvogel op je hand 3€

Toutes les pancartes sont en néerlandais. Les enfants se prêtent au jeu. Des oiseleurs leur posent qui un hibou, qui un épervier sur le poignet. De très belles bêtes, ma foi...

Kerkuil... Même les noms des volatiles sont en néerlandais. Personne ne semble rien remarquer.

Nous sommes pourtant dans une ville de Wallonie, donc francophone, qui plus est dirigée par un soi-disant régionaliste. Pourtant, jamais on n'y voit de drapeau wallon... à la limite, des drapeaux italiens. Et maintenant, voici le néerlandais, toutes serres dehors... 

Devinette : en Flandre, que se passerait-il si un Wallon débarquait et déployait ses pancartes en français ? Mieux vaut ne pas se le demander... Il ramasserait une volée de coups, ou des insultes. Waalse ratten, rol uw matten op ! En Flandre, on ne plaisante pas avec ça. Gans de taal, gans het volk...

Une femme habillée en noir s'approche de toi, avec un épervier. Pendant une fraction de seconde, tu hésites à lui demander : Waarom niet in 't Frans ? Dit is toch Waals grond, hé ?

La possible réaction des badauds t'arrête. D'abord, ils ne comprendraient pas. Ensuite, il se trouverait un belgogo pour dire, avec l'œil bien vide et bien bovin : ben quoi, on est tous belges, hein... 

Tell the birds, the beasts of prey, how to betray...

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