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06/07/2017

De longue haleine

 

Si je devais expliquer ce qui m'est arrivé, je veux dire, depuis le début, je n'y arriverais pas.

Personne ne vous le demande, encore heureux. Et de toute façon, chez nous, rien n'arrive vraiment. Mais tout est si confus, comme un mauvais rêve qui s'enroule dans un autre rêve. Parfois, cela donne le tournis... 

Je suppose qu'il en va de même pour les autres. Ils se doutent plus ou moins de quelque chose, « ça ne va pas, on nous balade », mais ils sont incapables de l'exprimer, alors, ils préfèrent oublier — ils restent belges.

Constamment, nous sommes parlés par d'autres. Constamment, nous sommes écrits et décrits par des forces qui nous sont hostiles, qu'elles viennent de l'extérieur ou de l'intérieur de la région. Je ne vois pas d'équivalent historique ou sociologique à cette situation.

Chez nous, il est très difficile de prendre la parole sans endosser le rôle que ces gens-là nous forcent à jouer, le plus souvent à notre insu, par un conditionnement. Je l'ai compris trop tard. Il n'y a pas de dandy sur la planète des singes. Impossible de rester propre. Ce blogue est l'expiation de mes péchés.

A quoi bon s'expliquer ? On ne vous demande rien. Mais pour être libre, pour être complètement libre, on ne le répétera jamais assez, il faut d'abord tuer le belge en soi. C'est une entreprise cruelle et de longue haleine que très peu souhaitent mener à son terme.

Et après ? Je vous expliquerai. Mais seulement après.

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