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14/07/2017

Wallonie, année zéro

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Aujourd'hui, tous les Wallons réunionistes, quelle que soit leur orientation politique, ont une pensée pour la France, notre vraie patrie... Cette année, ayons aussi une pensée pour les victimes de Nice.

Le site de l'Alliance Wallonie Française publie un article remarquable par Georges Régibeau, La Wallonie, promise à la France, dont voici quelques extraits révélateurs. L'intégralité du texte est à lire ici.

Vive la France, vive la Wallonie libre.

***

Après le blocage de 2007-2008, après la paralysie interminable de 2010-2011, après l’arrivée au pouvoir de la N-VA en 2014, on peut raisonnablement se demander si les élections de 2019 ne conduiront pas à une impasse, à l’impossibilité de former un gouvernement fédéral, et donc à un « divorce de velours », comme entre les Tchèques et les Slovaques il y a 25 ans.

Il est bien connu que les Belges ont un sens du compromis très supérieur à celui des Tchèques et des Slovaques, surtout quand cela permet de multiplier les mandats politiques et les complexités en tout genre.

Mais il y a quelques raisons de penser que, chacun jouant son rôle, en fonction de ses priorités, la conclusion s’imposera d’elle-même. En couverture du magazine Le Vif/L’Express, cette semaine, la question qui fâche est formulée en ces termes : « scandales + PTB = pays explosé dans deux ans ? »

On a beau chanter la brabançonne avec la main sur le cœur, [Combien connaissent les paroles ? Il faut leur présenter le texte avant... ] boire une chope en mangeant des frites, nier, résister, dire quelques mots en flamand, rien n’y fait : la dynamique de l’état belge est centrifuge et, au vu des réactions de l’opinion publique en Flandre et en Wallonie, on semble au bord de la rupture.

Il importe peu que le PTB soit un parti resté « national », unitaire, imperméable aux tensions communautaires, uniquement sensible à la lutte des classes : son envol en Wallonie confirme à souhait le diagnostic posé et répété par Bart De Wever : des deux côtés de la frontière linguistique, il y a deux cultures politiques étrangères l’une à l’autre.

[...]

La Wallonie avance dans le brouillard. Nombreux sont les élus qui ont la fâcheuse habitude de ne réagir aux circonstances que lorsqu’ils ont le nez dessus. La règle est plutôt de s’installer dans le confort du pouvoir aussi longtemps que les problèmes ne s’imposent pas.

A supposer même que ces élus soient lucides et responsables, il n’est pas sûr que leurs électeurs leur pardonneraient d’envisager maintenant la fin de la Belgique. Il ne faut pas réveiller les vieux démons communautaires.

On est tous supporters des Diables rouges, olé, olé, olé. Mais le processus de démantèlement de l’état belge est une pente naturelle et peut aussi faire penser à des sables mouvants : quand on veut s’en extraire, on s’enfonce.

Paul-Henry Gendebien, dont nous saluons la clairvoyance, aime rappeler cette phrase de Marx : « Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font ». Les attentes des électeurs, le jeu politique, tout peut conduire à des effets non contrôlés.

Les manœuvres actuelles, en Wallonie, n’ont rien à voir avec le rattachement à la France, même si elles peuvent avoir été influencées par la façon dont Emmanuel Macron a rebattu les cartes en France.

Il n’en reste pas moins que, même à son corps défendant, la Wallonie penche vers la France, et de plus en plus, parce qu’elle est culturellement attachée à la France et que le fédéralisme belge est centrifuge.

On voudrait nous faire croire qu’en Wallonie on n’aime pas ce qui est simple et cartésien, et qu’on revendique une identité particulière avec le droit de garder une frontière là où elle est la moins naturelle.

Une identité surréaliste ou, disons, schizophrène qui se manifesterait par une résistance irrationnelle à la perspective d’intégrer la République française. Cela nous semble exagéré, superficiel.

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