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31/07/2017

Confédéralisme ?

 

Comment espère-t-on mettre un frein à l'économie libérale si on ne la contraint pas à l'aide d'une autorité suffisamment forte ?

Comment pourra-t-on ruiner la constitution de vastes monopoles industriels et financiers sans recourir à l'Etat, ou à la mise en commun de vastes monopoles industriels et financiers sans recourir à l'Etat, ou à la mise en commun de toutes les ressources au sein de collectivités locales, que d'aucuns appelleront plus tard, les soviets ?

Il semble en effet impossible de réformer l'économie sans renforcer le pouvoir central et il semble impossible aussi d'abolir le pouvoir central sans laisser le champ libre à l'économie. L'homme doit se résoudre à promouvoir l'autorité qui conduit au développement illimité de l'Etat, ou à promouvoir la liberté, qui conduit au développement illimité du capital.

Toute sa vie, Proudhon va s'efforcer d'adjoindre un troisième terme à cette alternative. Il va tenter d'enrayer le capitalisme tout en limitant les pouvoirs de l'Etat, malgré les multiples objections que la froide raison de Marx lui oppose. La solution à son problème, notre philosophe la parachèvera en 1863, deux années avant sa mort : ce sera l'idée fédérale.

Pierre-Joseph Proudhon : L'anarchie sans le désordre par Thibault Isabel, éditions Autrement, collection Universités Populaires & Compagnie.

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