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31/07/2017

Confédéralisme ?

 

Comment espère-t-on mettre un frein à l'économie libérale si on ne la contraint pas à l'aide d'une autorité suffisamment forte ?

Comment pourra-t-on ruiner la constitution de vastes monopoles industriels et financiers sans recourir à l'Etat, ou à la mise en commun de vastes monopoles industriels et financiers sans recourir à l'Etat, ou à la mise en commun de toutes les ressources au sein de collectivités locales, que d'aucuns appelleront plus tard, les soviets ?

Il semble en effet impossible de réformer l'économie sans renforcer le pouvoir central et il semble impossible aussi d'abolir le pouvoir central sans laisser le champ libre à l'économie. L'homme doit se résoudre à promouvoir l'autorité qui conduit au développement illimité de l'Etat, ou à promouvoir la liberté, qui conduit au développement illimité du capital.

Toute sa vie, Proudhon va s'efforcer d'adjoindre un troisième terme à cette alternative. Il va tenter d'enrayer le capitalisme tout en limitant les pouvoirs de l'Etat, malgré les multiples objections que la froide raison de Marx lui oppose. La solution à son problème, notre philosophe la parachèvera en 1863, deux années avant sa mort : ce sera l'idée fédérale.

Pierre-Joseph Proudhon : L'anarchie sans le désordre par Thibault Isabel, éditions Autrement, collection Universités Populaires & Compagnie.

Debout les morts !

30.07.1950, insurrection à Grâce-Berleur : à la suite de cette répression sanglante, plusieurs personnalités politiques Wallonnes envisagèrent la création d'un gouvernement wallon séparatiste.

Ni hier, ni aujourd'hui, pas un mot des médiats bruxellois, trop occupés à nous parler de Passchendaele, prétexte à sortir une nouvelle fois leur hideuse monarchie Bilderberg et à pleurnicher sur les pauvres, pauvres Flamands.

Voici un extrait d'article trouvé sur un site, hélas, gauchiste et bien-pensant. La lutte armée révolutionnaire en Wallonie ou comment neutraliser sa propre charge.

La lutte armée révolutionnaire en Belgique : une histoire occultée.

Pour s’opposer au retour de Léopold III sur le trône, il n’y eut pas seulement une grève générale, des meetings et des manifestations de masses, il y eut aussi une vague d’attentats, dont la crête sera la semaine du 26 juillet au 1er aout avec 136 attentats dont 59 à l’explosif.

Après que les gendarmes ont tué quatre ouvriers à Grâce-Berleur, une marche sur Bruxelles se décide, à laquelle doivent participer les forces de la Résistance antinazie, ce qui amènera Léopold à abdiquer. 

Cette dimension armée de l’Affaire royale est généralement occultée, comme celle de la grande grève de 1960-1961 contre le programme d’austérité du gouvernement (la « loi unique »).

Là aussi, à la grève générale, aux meetings et aux rassemblements s’ajoute l’action des groupes armés. On a recensé 1.350 actions de sabotage, généralement des dynamitages de pylônes et de voies ferrées.

La prétendue lutte « antinazie », en réalité une infiltration internationaliste et maçonnique, permit d'évacuer toute revendication ethnique et nationale du combat wallon. Les Wallons ont jeté le bébé avec l'eau du bain... 

On connaît la suite... Le rattachement à la France fut oublié au profit du régionalisme des satrapes-maçons qui encouragèrent l'immigration, pour mieux détruire l'identité wallonne, et qui parachevèrent le détricotage de la Wallonie en féodalités, pour mieux se remplir les poches.

Bref, l'exact opposé de ce que le mouvement Flamand entreprit de son côté. Paradoxe piquant : même les rattachistes officiels ne parlent plus des morts de Grâce-Berleur, ce qui en dit long, très long...

La prochaine fois, pas d'erreur... Grâce-Berleur, rouge-brun ! Coq rouge et soleil noir ! 

30/07/2017

On disait qu'on était des Sioux...

 

Oh, les Wallons, on disait qu'on était des Sioux (A. Van der Biest)

Source VoxNr : Le système nous détruit comme des Indiens.

Regardez Sitting Bull, ce plus bel homme du monde. Comparez-le à un consommateur, à un plagiste !

Sur ce sujet on observe un silence prudent de nos jours. On a tourné l’apache, comme disait l’autre qui se croyait drôle. [Note : L'autre en question, c'est le belgicain Jean-Luc Fonck et il sait très bien ce qu'il fait, ce monstre...]

Et pourtant quel massacre et quelle disparition exemplaires ! Et pourtant notre Tocqueville s’en est mêlé ; et voici ce que l’auteur de De la démocratie en Amérique écrit à ce sujet, que l’on peut appliquer au monde entier colonisé par la sous-culture américaine imposée :

En affaiblissant parmi les Indiens de l’Amérique du Nord le sentiment de la patrie, en dispersant leurs familles, en obscurcissant leurs traditions, en interrompant la chaîne des souvenirs, en changeant toutes leurs habitudes, et en accroissant outre mesure leurs besoins, la tyrannie américaine les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu’ils n’étaient déjà. [...]

Tocqueville décrit alors un vrai Grand Remplacement, pas celui fantasmé par certains de nos jours, et il est bouleversant :

Quelques familles européennes, occupant des points fort éloignés, achèvent alors de chasser sans retour les animaux sauvages de tout l’espace intermédiaire qui s’étend entre elles. Les Indiens, qui avaient vécu jusque-là dans une sorte d’abondance trouvent difficilement à subsister, plus difficilement encore à se procurer les objets d’échange dont ils ont besoin. En faisant fuir leur gibier, c’est comme si on frappait de stérilité les champs de nos cultivateurs. Bientôt les moyens d’existence leur manquent presque entièrement. [...]

Et Tocqueville de comparer les méthodes US et les méthodes espagnoles :

Les Espagnols, à l’aide de monstruosités sans exemples, en se couvrant d’une honte ineffaçable, n’ont pu parvenir à exterminer la race indienne, ni même à l’empêcher de partager leurs droits; les Américains des États-Unis ont atteint ce double résultat avec une merveilleuse facilité, tranquillement, légalement, philanthropiquement, sans répandre de sang, sans violer un seul des grands principes de la morale aux yeux du monde. On ne saurait détruire les hommes en respectant mieux les lois de l’humanité.