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21/08/2017

Battants de porte !

 

Faut-il déboulonner les statues politiquement incorrectes ? 

« Le débat est surtout flamand, écrit un certain Laporte dans la Libre. Cela s'explique parce que les sensibilités sont plus marquées au nord du pays par rapport à la Collaboration. Les pro-nazis francophones n'ont aucune excuse... »

Si le débat est flamand, c'est tout simplement parce qu'il existe encore une presse d'opinion en Flandre, alors que la presse d'obédience bruxelloise n'a qu'un objectif en tête : souiller la Wallonie et nos matraquer avec une belgitude de baraque à frites.

A présent, ils en sont à trouver une ressemblance entre Charles Michel et Macron. Entre la caisse enregistreuse de la Flandre et le gigolo parisien qui relève le compteur de ses vieilles gagneuses, le choix est difficile. De toute manière, dans les deux cas, le comptable véreux, c'est l'Europe de Bruxelles.

Laporte écrit donc à propos de la Collaboration : Les pro-nazis francophones n'avaient aucune excuse...

Ce qui suggère que les Flamands pro-nazis en avaient, eux, des excuses. La collaboration flamande visait l'indépendance de la Flandre... Si c'était ça, leur excuse, pourquoi ne pas le préciser ?

Et puisque les francophones — comprenez les Wallons — eux, n'avaient aucune excuse de collaborer, pourquoi ne pas rappeler les positions de Degrelle sur la Belgique ?

Parce qu'elles étaient à peu de chose près les mêmes que celles de médias bruxellois d'aujourd'hui : ultra-belgicaines, jusqu'au déni de réalité. Degrelle, qui possédait une belle villa à Bruxelles, se définissait avant tout comme un nationaliste belge.

Ironie de l'histoire : aujourd'hui, c'est le socialiste Magnette qui soutient que les Wallons sont plus proches des Allemands que des Français. Du grand n'importe quoi...

Degrelle était un bruxellois, bien plus qu'un Wallon. Et un joueur de pipeau ! De même que les Wallons furent les victimes des camps industriels de Cockerill, les légionnaires Wallons partirent se faire tuer sur le front de l'Est pour la Belgique des bourgeois bruxellois et pour une monarchie qui leur avait toujours préféré les Flamands — ces mêmes Flamands qui, eux, collaboraient avec le tiroir-caisse. Pas folle, la guêpe !

La presse bruxelloise : toujours à décharge des Flamands, toujours à charge des Wallons... Ces boulets nous prennent pour de la chair à canon! Mais c'est leur Belgique qui nous en doit, des excuses !

Dans Les Porcs, Marc-Edouard Nabe — qui se fiche pas mal de nous et il a raison — écrit : la notion de nation n'a de valeur que si le pays vaut quelque chose. Sinon, le principe même devrait être combattu. C'est une usurpation patriotique.

Usurpation patriotique ! Nabe parle bien sûr de la France, mais cela s'appliquerait encore mieux à d'autres.

Pour l'anecdote, il traite aussi un intellectuel bruxellois de « gros con de belge », en précisant : pléonasmes.

Là, c'est discriminatoire envers les pléonasmes.

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