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30/08/2017

J'aime que la valse viennoise...

 

— Je n'ai jamais pu supporter le rap, avec ses révoltes conformes. Ce sont de faux méchants, de vrais cons, démagos, rebelles pour show-biz. C'est de la variétoche pseudo-voyou, du mainstream cuisiné en superradical, bientôt il y aura une Rap Academy. Au moins, l'autre ne triche pas. Ils font les marioles avec un vocabulaire violent, mais ils sont dans le créneau d'assistante sociale. Ils sont forts pour organiser des combats de pitbulls dans les caves, mais il se chient dessus à l'idée de ne pas passer sur Skyrock. On connaît le système. La radio s'enrichit sans état d'âme en passant des disques « radicaux » et les groupes formatent leurs disques en fonction de leurs possibles passages. La culture rap : des brutes en short avec des chaînes en or, et des voitures attrape-meufs. C'est la culture de la possession des signes extérieurs de richesses. Sur une musique inexistante, toujours le même discours. Un univers de menaces, morsures, armes à feu, gangsters, bastons, baskets, ghetto-blasters, gangs, crans, crew, machos, beuh, DJ, platines, scratch, clans, clous, thune, Nike, nique, playlist, hip hop...

— Putain, mais c'est du rap que tu nous fais là, me dit Jahid. T'es bon, mec. Tu veux pas enregistrer ? 

Marc-Edouard Nabe : L'homme qui arrêta d'écrire

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