Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/09/2017

Ce cri de suprême égoïsme...

Résultat de recherche d'images pour "sous le soleil de satan depardieu"

J'ai connu dans ma première jeunesse, un jeune homme qui, à la suite d'un violent exercice, saisi tout à coup d'un vomissement de sang, criait dans sa détresse : vite, un médecin et un prêtre !

Pas un mot, ni pour ses amis, ni pour sa famille ; il oubliait jusqu'à sa mère. La peur de la mort, exaltée par celle de l'enfer, étouffait en lui tous les sentiments humains. Jamais je n'oublierai ce cri de suprême égoïsme : vite un médecin et un prêtre ! [...]

Quand la passion est arrivée à son paroxysme, quand la conscience est montée au diapason de l'héroïsme, mourir n'est rien, aimer seul est quelque chose.

M. Blanc-Saint-Bonnet, entrevoyant cette identité de la mort et de l'amour, a rencontré une belle pensée : personne, dit-il, n'est entré plus en avant de l'amour que celui qui a vu plusieurs fois la mort.

Au contraire, sevrez le cœur d'amour et la conscience de justice ; faites le vide dans l'âme, par le mépris et l'égoïsme, et vous aurez pour dénouement la lâcheté, l'apostasie et toutes les hontes.

Pierre-Joseph Proudhon : De la Justice dans la Révolution et dans l'Eglise

Écrire un commentaire