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08/09/2017

L'avant-garde meurt, mais ne se rend pas

 

Etre d'avant-garde, c'est savoir ce qui est mort ; être d'arrière-garde, c'est l'aimer encore. L'avant-garde met à mort la littérature, se suicide, ou bien est récupérée. L'arrière-garde aime encore ce qu'elle consent à mettre à mort, le retient un dernier moment en ce monde, sans illusions, avec la grande tendresse du bourreau pour la victime.

Antoine Compagnon : Les Antimodernes, de Joseph de Maistre à Roland Barthes

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