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20/02/2017

Quelles ailes colossales tournoient...

 

Ernst Jünger : Traité du sablier

L'horloge solaire a beau se référer à la mesure des mesures et puiser à la source l'évaluation du temps, elle présente le caractère le moins humain.

Les autres horloges supposent l'homme et son génie inventif. Celle-ci est indépendante de lui et n'annonce pas seulement des péripéties du destin, mais des cycles qui peuvent se concevoir sans l'homme.

D'où l'inquiétude, le trouble qu'elle suscite et auxquels nous sommes surtout sensibles quand nous observons les vastes révolutions de l'ombre.

Nous débouchons parfois sur une place qui brille, solitaire, aux rayons de midi. L'ombre d'un obélisque se meut dans sa ronde sur la pierre brûlante.

Nous sentons comme elle est indépendante, extra-terrestre dans le cercle qu'elle décrit. On peut l'imaginer sans la présence humaine ou d'êtres vivants ; poursuivant ses rondes dans un monde mort.

Quand le gnomon est élevé, par exemple les cônes des volcans, la pointe de l'ombre nous frôle au passage, ainsi qu'un oiseau. Ce contact nous fait pressentir quelles ailes colossales tournoient, invisibles dans l'espace d'entre les mondes, ne se révélant à nos regards que dans les éclipses.

Leur course immense et sans pesanteur nous donne une vague image d'une puissance spirituelle.

This bondage it has no charms

 

Slobodan Despot : Le cœur du système.

L’enjeu de la lutte qui se développe aujourd’hui sous nos yeux dépasse les visions et la mission de tous les gouvernants de ce siècle et du précédent...

L’enjeu est le choix entre une société encore calquée sur des destinées humaines ou une « entité » gérée par un Système anonyme épaulé par la mince élite gérant l’ensemble des banques et des médias et les prêtres informatiques de la post-humanité.

En ouverture de son ouvrage posthume (inédit en français), La fourmilière globale, Alexandre Zinoviev proposait au tournant du XXIe siècle une « fiction » terrifiante, qui pourtant paraît presque banale aujourd’hui :

Notre XXe siècle aura peut-être été le siècle le plus dramatique de toute l’histoire humaine du point de vue de la destinée des gens et des nations, des idées, des systèmes sociaux et des civilisations.

Mais, toutes ces choses étant posées, ce fut aussi un siècle de passion et d’aventure : siècle d’espoirs et de désespoirs, d’illusions et de visions, d’avancées et de déceptions, de joies et de malheurs, d’amour et de haine…

Ç’aura été, peut-être, le dernier siècle humain. A sa suite se profile une masse de siècles d’histoire infrahumaine ou post-humaine, une histoire sans espoirs ni désespoirs, sans illusions ni visions, sans avancées ni déceptions, sans joies ni chagrins, sans amour ni haine

Bref, nous voici aux portes d’une masse de siècles où le Système aura éradiqué l’Homme. Ou pas ?

Le lion est mort ce soir...

 

Put Siegfried to sleep like a sick animal !

Source : RTBF. C'était dans l'air depuis quelques jours, la N-VA a tranché. Suite aux révélations Telenet Siegfried Bracke ne sera plus tête de liste à Gand lors des prochaines élections communales de 2018. 

De son propre aveu, le président de la Chambre a estimé avoir perdu toute crédibilité après le tollé créé par la diffusion dans la presse du rôle de conseiller joué auprès de l'opérateur Telenet.

Alors, Siegfried, les Wallons sont des junkies ? Apparemment, les grands initiés flamands ne crachent pas sur une petite dose d'intercommunale... La prochaine fois, n'oublie pas ton vermifuge !