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28/04/2017

Confiserie Soros

Je n'ai pas de haine envers ces gens. Le problème, c'est qui a mis en place ce flux et qui ne veut pas l'arrêter.

Piero San Giorgio

« Ferraille hurlante »

 

Overkill = Maximum Dresde ?

Overkill : on peut difficilement traduire ce mot, ou alors par néologisme du type sur-tuer, plutôt que par l'expression tuer d'avantage.

Un peu à la manière des gangsters de Chicago qui liquidaient un concurrent en vidant trois ou quatre chargeurs de pistolets-mitrailleurs dans son corps sans préférence de zone, sans oublier le « coup de grâce » dans la tête déjà en état de compote cérébrale.

Dans le cas de Curtis LeMay et du Strategic Air Command, cela passait par un amoncellement de métal, d'explosifs, de systèmes multipliés sur un seul objectif, dix fois, cent fois, jusqu'à une comptabilité de centaines de millions de mort.

« Les gars du Strategic Air Command n'étaient jamais satisfaits du nombre de victimes dans leurs planifications. Ils voulaient tuer, et encore sur-tuer, toujours sur-tuer, parce que c'est tout cela, cette capacité sans cesse augmentée, qui avait créé et renforcé leur prestige. »

Cette soif de tuerie, surmultipliée dans sa manufacture, s'accompagna de l'extension jusqu'à l'extrême de l'absence de perception humaine de la tuerie, le contraire du tueur de Chicago, en l'occurrence ; phénomène de perte de contact entre l'outil de la tuerie, l'armement, la technologie, et sa correspondance humaine...

Curtis LeMay avait porté à son paroxysme la perte de contact de l'armement avec l'humanité terrestre, l'armement devenu chose en soi, chose autonome, avec ses bombardiers B-52 qui tenaient l'air constamment, par roulement, pendant vingt-quatre heures de suite, et plus encore, avec des ravitaillements en vol, sans plus aucun lien, plus aucun rapport de responsabilité avec l'être qui en était le géniteur...

L'ensemble obéissait à des codes secrets et incompréhensibles qui assuraient l'automatisme d'une liaison dont le seul but, lorsqu'elle était établie, était l'ordre d'aller anéantir un objectif lui-même désigné par une ligne de code...

Philippe Grasset : La Grâce de l'Histoire, le troisième cercle

Métahistorien

 

Parlant de Chateaubriand comme de l'archétype de cette sorte d'historien prophétique et visionnaire, ou « métahistorien », le philosophe Manuel de Diéguez parlait du cerveau de glace dans une âme de feu. C'est bien de cette alliance de la glace d'une raison forte et stricte, alimentée par le feu d'une âme qui reçoit l'intuition qu'il faut parler dans ce cas de cette sorte d'historien. Il réinvente l'histoire comme s'il la retrouvait, elle qui fut dissimulée, déformée, arrangée par les besogneux qui sont essentiellement chargés d'arranger le passé pour justifier le présent des maîtres du jour.

Philippe Grasset : La Grâce de l'Histoire, le troisième cercle