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28/04/2017

Faux positif

 

Laibach ? Facile... Faux positif !

Qui se souvient de la revue transgénique pluridisciplinaire Cancer ! avec un point d'exclamation, comme un verdict de biopsie.

Je m'étais abonné au début des années deux mille, j'avais reçu un numéro, puis plus rien. « J'espère que vous n'êtes pas de la même obédience que Crozemarie » leur avais-je écrit, en référence au scandale de l'ARC, dirigée à l'époque par le franc-maçon susnommé. Je ne me souviens pas de leur réponse.

Cancer ! était un faux-positif d'extrême droite : des bobos roublards qui avaient compris que, depuis le onze septembre, nous étions tous devenus paranoïaques et plus ou moins xénophobes ; en tout cas, la société commençait à pencher vers la droite. Pourquoi ne pas en jouer à des fins publicitaires ?

Ainsi, vers la même époque, Olivier Rolin, auteur moyennement inspiré, provoqua une tiède vaguelette auprès des (déjà ringards) Inrockuptibles en s'attaquant à des jeunes de banlieues — des sauvageons disait Chevènement —, qui avaient incendié une synagogue.

Du coup, la gauche Charlie, toujours prompte à trouver des excuses sociétales, changea son fusil d'épaule... Oui, mais quand même... Rolin a raison parce que bon, enfin... Les-heures-les-plus-sombres... Le Pen, malicieux menhir, s'était joint à la polémique avec une candeur feinte. Je résume son propos, de mémoire :

« Comme c'est étrange... Vous accusiez le FN de racisme quand nous dénoncions les incivilités envers les Français. Et là, tout d'un coup, deux poids, deux mesures, vous vous agitez... »  

Plus tard, dans un registre proche, à propos du film Bienvenue chez les Ch'tis, le menhir s'étonna qu'il faille que deux, comment dire, deux « people communautaires » évoquent le nord de la France pour que, soudain, les bien-pensants s'émeuvent d'un sujet qui, jusque-là, leur était indifférent. « Nous, au FN, on n'a pas attendu le film de Danny Boon pour s'occuper de nos compatriotes nordistes. »

Oui, alors, là, hein, bon...

Le Pen était dans le true game, il envoyait des balles liftées, pendant que Cancer ! jouait au Monopoly sioniste avec Rolin : quelques frissons bourgeois, mais toujours avec un cran de sûreté.

Cancer ! pratiquait le détournement situationniste, mixait Jean-Edern Hallier et les tubes de Dorothée, ouvrait ses colonnes à la polygraphie caca-sida de Dustan ou de Costes, apprenait l'allemand avec Laibach et décrochait la dépouille de Joy Division de son porte-manteau.

Attention, tout n'était pas nul... Ils éreintaient la culture subventionnée et les artistes d'art dégénéré contemporain, exhumaient la harpie Wittkop, scannaient les pavés de Marc-Edouard Nabe — le seul parigot lisible, oubliez les sous-marques Moix, Angot, Beigbidule — interviewaient Tai-Luc de La Souris déglinguée, personnage au charisme indéniable, impensable en Wallonie ou à Bruxelles.

Période charnière, années de mutation, cela se passait entre le second tour de 2002 et les émeutes de 2005, avant l'hyper-présidence de Sarközy, avant la montée aux extrêmes de ce qui devait s'appeler la dissidence.

La différence entre le cancer et l'homme, c'est que le cancer évolue. Plus tard, Cancer ! muta en Tsim-Tsoum, mais ce fut bref et nul. En revanche, ARC, Association de Recherche sur le Cancer est l'anagramme de RAC — Rock Anti Cosmopolite.

Quel rapport ? Eh bien, ça, ce n'est pas un faux positif.

Caca d'oie

 

Super-Wallon emm... les belgogos

« Le logo Wallon va nous coûter des millions », titre La Meuse, avec sa subtilité et sa neutralité coutumières. Des millions ? Oh, toujours moins que la presse subventionnée... Toujours moins que la crise financière de vos amis banquiers en 2008... Toujours moins que votre famille royale Bilderberg... Toujours moins que le scandale Arco de vos copains flamands...

Je vous le répète, une fois encore, parce qu'il semble que le message passe difficilement. 

Touche pas à notre Coq, canard W.-C. !

27/04/2017

Doom et idéal

 

J'ai envoyé un courriel à Philippe Grasset, un de nos rares intellectuels en Wallonie. Mais il ne m'a pas répondu. C'est normal. Quand on possède une vision du monde aussi complète, à quoi bon s'encombrer de celle d'une autre ? Souvent, quand j'invite des inconnus à un conférence, ils ne viennent pas. Ils ont raison. Mon meilleur public arrive à pas de loup, sur des ailes de colombes. Je n'ai rien à vous vendre, je me dépense. Elitiste par contexte, mon message ne peut toucher qu'une vingtaine de personnes, trente au maximum. On n'arrive pas encore à 144.000... mais un peu de patience, ça viendra. Le doom, c'est juste un rythme plus lent, une apocalypse au ralenti.