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02/08/2017

Cauchemar climatisé

 

La vieille chaudière au fond du couloir continue à tourner, et après-midi, quand j'entre dans le bureau, l'atmosphère semble quasi solide, moite. Un cube blanc psychiatrique, ambiance tropicale. Si je colle l'oreille sur le carrelage, parfois, j'entends des bruits de machines qui pulsent. Doom... Doom...

Il reste encore un mois d'été à tenir et maintenant, il nous arrive un autre Revizor.

J'avais fait un rêve étrange, au mois de juin — je l'avais noté, sans vous le poster. La porte de la bibliothèque du salon volait en éclats. Un chat la traversait comme une comète et cassait en deux mon icône préférée, celle qui représente le Christ, une main levée, deux doigts joints et l'autre main sur la bible entrouverte.

L'icône se brisait d'une cassure nette, comme un morceau de craie et j'ai eu le temps de penser : ça, c'est une mauvaise nouvelle. 

Il devait être trois heures du matin et je m'étais rendormi en pensant : cela nous laisse encore un peu de temps. Les rêves en milieu de nuit annoncent des événements plus éloignés dans le temps que ceux proches du réveil qui, eux, concernent des faits imminents.

Aujourd'hui, dans la salle d'attente du médecin, j'ai repensé au rêve pendant qu'une télévision diffusait un reportage du National Geographic intitulé « Pourquoi notre cerveau reste superstitieux. » Un type, une espèce de mage zététicien, réduisait tout à des questions d'hormones, de biologie. 

Comme dit la chanson, je ne suis pas superstitieux, mais un chat noir a traversé mon chemin. 

29/07/2017

T'étais où, schizo boy ?

 

Source Sputnik : D’après les dernières recherches, se parler à soi-même n’est pas du tout un symptôme de folie. Tout au contraire, le dialogue interne nous aide à retrouver équilibre et paix intérieure.

Une conversation avec soi-même pourrait nous aider à nous sentir moins tristes et à contrôler nos émotions, d'après une recherche publiée dans la revue en ligne Scientific Reports.

***

— Une habitude... Un jour, dans la vie d'avant, la chef m'a surpris en plein soliloque alors que je croyais être seul. Je n'oublierai jamais son horrible regard belge, ses yeux globuleux qui roulaient comme des billes de loto. Il est réellement fou, je le savais, voici la confirmation... 

— Et après ?

— Je ne me rappelle pas ce que je racontais. Rien d'essentiel... En revanche, je me souviens de m'être interrompu, comme si de rien n'était, et de lui avoir dit, d'un ton désinvolte :  « Oui, je sais... Mais au moins quand on se parle à soi-même, on est certain que quelqu'un écoute. » Cela n'a pas amélioré nos relations...

— Entre qui et qui ?

26/07/2017

En ce temps las...

 

— Mon pauvre vieux, il y a vingt ans, quand je t'ai connu, tu t'intéressais déjà des trucs qui n'intéressaient personne, qui n'avaient aucun avenir... Comme si tu t'adressais à des silhouettes en carton... Il y a vingt ans, tu parlais déjà dans le désert...

— Oui, c'est mon côté Mad Max.