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20/07/2017

Tube de l'été

Liège-moi t'aimer, disait Mike Brant.

De drôles de pancartes ont surgi comme des verrues sur l'autoroute atteinte de psoriasis. Humour décalé ? Dites plutôt : ringard, poussif, gros lourd. Pas de doute, c'est du belge.

Liège, the place to beer... En anglais, cela sonne encore plus plouc. Ils essaient de parler une langue étrangère alors qu'ils maîtrisent à peine le français et ça tombe bien, le français disparaîtra bientôt de leur Cité ardente. On y baragouinera un pidgin de touriste obèse et mondialisé, comme à Brussels.

No Liege, no gain. Sans accent grave sur Liège. Un anglais lira quelque chose comme Lai-Gui. Et de toute manière, cela ne veut rien dire. No pain, no gain, le slogan des haltérophiles ? Oui, il faut vraiment souffrir pour croire à votre humour, mais vous ne vous musclerez pas le cerveau ainsi. Un conseil : l'accent de Liège, gommez-le quand vous parlez, pas quand vous écrivez. 

Voir Liège et puis crever, ti ! Crever, bonne idée, avec tout l'arsenic et le plomb que ce salaud de Cockerill a répandu dans les sols. Et ces barakîs ne se rendent compte de rien : Meuh non, on n'est pas malades... On a toujours vécu ainsi... Liège ? Un boulet sur l'estomac et des métaux dans le crâne. C'est comme la chanson. Nicotine, Valium, Vicodin, Alcool... Ca-ca-cadmium !

Carrément laquemant, jamais content. Soyons honnêtes, celle-là nous arrache un sourire. Mais un lacquemant, c'est encore et toujours du gluant, du dégoulinant, du Gloubibelgo qui vous coule dans la manche, le long du bras, comme un ignoble fluide glacial.

En réalité, les belgifiés — les gélifiés ? — sont incapables de produire un jeu de mots efficace et plus ils essaient, plus ils ont l'air désespérément bêtes, sinistres et complaisants.

Alors que le trait d'esprit trouve son sens en dehors de lui-même, sous peine de n'être que la fiente de l'esprit qui vole (Victor Hugo), leurs calembours de sous-pubards provinciaux se mordent la queue, se vomissent et se remangent comme les Carembar du baron Geluck : des chewing-gums qui donnent la nausée à force d'être remâchés.

Des slogans, on peut en inventer aussi. Voici une petite liste composée en cours de route.

Sens de la fête, cancer du côlon. 

Vos sales bières me pompent.

L'accent de Liège, c'est du sirop. 

Le tube de l'été, avec Cockerill, c'est dans tes poumons !

Régal royal, Grâce-Berleur déguste.

Hasquin qui parle, laïcité qui pue.

Quand j'entends le Reflektor, je sors mon ventilator

150.000 chômeurs, un Michel de trop. 

Zut, j'ai encore marché dans une Kroll...

Plutôt mourir en morceaux que de vivre-ensemble. 

Arrêtez le melting-pot, je descends ici. 

Un coup de Bart et que ça saute ! 

Plutôt la Wallonie en France que votre Belgique rance.

Avouez, ce serait bien sur l'autoroute, sur des grands panneaux. Ce n'est pas drôle non plus ?

La différence, c'est que je n'ai jamais dit que c'était drôle de vous subir.

19/07/2017

Il suffisait d'y penser...

 

C'est bizarre, moi, je pensais à autre chose...

Source RTBF : La Wallonie accueille pour l'instant plus de demandeurs d'asile que la Flandre. La raison est très simple (sic) : il y a plus de centres d'accueil au Sud du pays qu'au Nord. Les demandeurs d'asile sont hébergés dans des institutions qui dépendent de Fedasil, mais aussi via des conventions par des partenaires comme la Croix-Rouge, des associations ou les CPAS.

« Plus je comprends, plus je m'enfonce dans les ténèbres »

 

Depuis la déchéance et l'abjection procurée par la Chute originelle, qui donc est capable d'expliquer ou de comprendre profondément quoi que ce soit ? C'est déjà bien beau et passablement surhumain de montrer qu'il y a partout du mystère ou de donner à le pressentir.

Léon Bloy : L'Ame de Napoléon