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16/09/2017

Le sexe et l'effroi

Danielle : Moi j'aurais aimé avoir un enfant de toi, pour le garder en souvenir, après.

Pierre : Faut avoir une assez bonne opinion de soi-même pour vouloir se reproduire. Moi, je m'aime pas tellement. Je suis pas assez optimiste non plus.

Danielle : Je suis sûre que tu ferais un très bon père.

Pierre : Les intellectuels font rarement de très bons parents. Regarde les enfants de Diane, ceux de Rémy, c'est un désastre. Puis, je suis trop égoïste aussi. Me faire casser les oreilles par du heavy metal quand j'ai envie de lire…

Danielle : C'est vrai que tu vas vieillir tout seul.

Pierre : C'est pas les enfants qui changeraient quelque chose à ça. Ils me mettraient à l'hospice et ça les ennuierait considérablement de venir me voir le jour de Noël.

Geneviève Rioux, Pierre Curzi, Le Déclin de l'empire américain (1986), écrit par Denys Arcand — pris chez Zentropa.

On y perd son latin...

 

— Où je vais ? En vacances... En Italie ! Pour longtemps !

— Tu as besoin d'aide ? Il y a quelque chose qui ne va pas ?

— MERDE !

Il pleut sur le trottoir. Son hurlement te glace plus encore que le crachin. Elle te rabroue : « Retourne donc travailler... Et je t'écrirai quand je serai revenue... »

Honteux, tu rentres la tête dans les épaules tandis que ton parapluie fane lamentablement.

Rien de grave... Elle est fatiguée... Elle a besoin de repos et tu arrives au mauvais moment. Mais ce voyage en Italie, tu n'en crois rien. Cela ressemble trop à une vengeance froide. 

Pourquoi cette haine... Pourquoi cette violence... Cela te rappelle Ornella. Elle non plus ne souffrait pas la contradiction et elle détectait toujours le point faible, le défaut de la cuirasse.

Longtemps, tu t'étais interrogé sur ses opinions politiques. Une telle lucidité, un tel pessimisme anthropologique ne pouvait qu'être de droite.

Jusqu'au jour où elle te déclara : « Je vote socialiste... Pour Di Rupo... Ben oui, tu comprends... Je suis d'origine italienne... Je ne peux pas faire autrement... »

Qu'auriez-vous dit à notre place ? « Mais enfin, c'est fini tout ça... Vous êtes Wallons, comme nous, comme moi... Réfléchissez : ce n'est pas parce que je porte un nom allemand que je vais approuver la politique de cette grosse idiote de Merkel... »

Eh bien, non ! Ils se vexent... Nous, des Wallons ? On s'en moque de la Wallonie... Chez nous, c'est en Italie !

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Pour eux, nous sommes tous des latins...

Vu l'explosibilité du sujet, ventilons au plus vite : bien sûr, les Italiens de Wallonie nous seront toujours plus proches que les Flamands et nous avons infiniment plus à apprendre de leur culture, de leur histoire que d'une immigration extra-européenne et incontrôlée. Mais pourquoi ce communautarisme qui nous divise et nous désarme face à l'ennemi ?

Lors des grèves de Clabecq, le syndicaliste Roberto D'Orazio — paradoxalement, je l'aimais plutôt bien — avait pris la parole devant un parterre de régionalistes pour dénoncer les politiques qui tentent de diviser les Belges entre Flamands et Wallons.

Ah, la rengaine ! On ne l'attendait pas... Consternation parmi les édiles ! Les seuls qui écoutaient D'Orazio, les seuls qui acceptaient de l'aider, c'étaient des Wallons, le dernier carré de régionalistes, et il les reniait en public, au nom d'une unité belge qui n'a jamais existé. 

Le bouillonnant D'Orazio était-il seulement conscient de ce que la Flandre pensait de lui, des Wallons et des peuples latins en général ?

Si vous ne désignez pas l'ennemi, l'ennemi vous désigne. C'est fait depuis longtemps, mais vous ne voulez toujours pas le voir...

Per l'amor di Dio, avanti Wallonie !

14/09/2017

Crâne d'œuf

 

Source Russia Today : Nettoyage de migrants — Théo Francken, le secrétaire d'Etat belge [Flamand] à l'Asile suscite un tollé.

Ik kuis geen mensen op. Ik kuis problemen op. En ik ga dat blijven doen. De linkse puinhopen zijn immens. 

Il ne s'agit pas de nettoyer des gens mais des problèmes, a répondu Théo Francken sur le réseau social. Je continuerai à le faire, le désordre de la gauche est immense, a-t-il conclu. 

Le soi-disant tollé et la glu émotionnelle — la mère Fonck, dans son rôle habituel : « on parle de gens et de petits n'enfants » — servent à faire diversion du vrai problème.

Les Flamands profitent du Fédéral pour se débarrasser des migrants en Wallonie... Encore une bombe à retardement.

Dites donc, Francken... Merci de ne pas les envoyer à Charleroi, ni à Liège. C'est plein comme un œuf au Fipronil.