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10/07/2017

Cheval de Troyer

 

Push it, don't be uptight...

Le chroniqueur bruxello-flamand Jan de Troyer écrit dans la Libre de ce jour :

Bart de Wever, le bourgmestre d'Anvers déclare : le jour où les Flamands constateront que la plus grande formation politique en Belgique francophone [comprenez en Wallonie] est un parti communiste, la majorité des Flamands en tireront la conclusion que la gestion du pays nécessite un modèle confédéral. [comprenez la scission de l'entité belgicaine]

Plus d'un commentateur francophone s'est évertué à expliquer dans les médias du nord que tous ces gens qui voteraient pour le PTB ne sont pas des communistes, cela n'a pas vraiment impressionné l'opinion publique flamande.

La réaction a été comparable à celle de ces Belges francophones qui refusent de croire que tous les Flamands qui ont voté pour la NVA ne sont pas des séparatistes.

Comme d'habitude, alors que le terme flamand apparaît dans la prose de ce journaliste, le terme wallon reste non-dit : il préfère parler de belges francophones, ce qui ne signifie rien. La Belgique de Bruxelles nie sournoisement la Wallonie, notre vraie patrie, notre identité car leur plan B, c'est notre génocide.

Le PTB, représente le dernier parti « national » : il est le seul à présenter des listes en Flandre et en Wallonie ainsi qu'à Bruxelles. Cependant, en Flandre, le PTB n'obtient que des résultats anecdotiques. 

Lorsque Hedeboue déclare qu'il ne souhaite pas gouverner avant quinze ans, il s'imagine devenir majoritaire dans le nord du pays. Douce illusion... Par l'absurde, en admettant que la Flandre devienne communiste, elle serait communiste flamande et certainement pas belge. De même, le SPA flamand n'est pas le PS wallon, ni même le PS bruxellois. 

Néanmoins, on ne se lasse pas de ce paradoxe : en prétendant sauver « l'unité du pays », le PTB pourrait précipiter sa dissolution. 

Bien que le communisme soit l'ennemi de l'homme blanc, en l'occurrence du Wallon de souche, il ne faut pas rejeter trop vite la possibilité d'un vote PTB non par adhésion... mais pour pousser l'usine à gaz dans le rouge, pour provoquer la salutaire explosion qui mettrait fin au cauchemar belge. Faute d'un parti séparatiste Wallon, quelle autre solution pour nous ?

Non, monsieur De Troyer, tous les Wallons qui votent PTB ne sont pas communistes... Il s'en trouverait peut-être même des nationaux-révolutionnaires, plus bruns que vous ne croyez. Tout ce qui penche, il faut le pousser. Pour que les choses s'améliorent, il faut qu'elles empirent. Push it, you can do it, comme dit la gothique de Garbage.

Certes, c'est un pari risqué, car cela ne correspond pas à l'objectif du belgicain Hedeboue... à moins de bâtir une théorie du complot.

Et si le PTB était un cheval de Troie, envoyé depuis la Flandre — rappelons que les cadres fondateurs du PTB sont flamands, tout comme le faux wallon Hedeboue. La Flandre séparatiste préparerait la scission par la droite tandis que le PTB serait une taupe chargée de saper le terrain par la gauche en Wallonie ?

Une hypothèse à creuser, mais avec précaution. Les ruses de l'Histoire sont souvent incomparablement plus subtiles que celles des hommes.

24/06/2017

Popol royal

 

Source La Libre : l'intellectuel belgicain Paul Vaute suggère de débaptiser la rue Georges Thone sous prétexte que cet imprimeur rattachiste wallon aurait été d'intelligence avec l'ennemi. L'article ne précise pas s'il souhaiterait la remplacer par une rue Léopold III...

14/06/2017

1,2,3...

 

Voici quelques extraits d'Adieu, cordon sanitaire : article du Groupe d'Etude pour une Wallonie Intégrée à la France — vous nous demanderez : c'est un peu l'équivalent rattachiste du GRECE français ? N'exagérons rien, on est en Wallonie...

Le plus drôle dans cet article, c'est que les cucumunistes du PTB, qui sont belgicains et royalistes, pourraient involontairement précipiter la fin de l'entité belgicaine. Voilà un exemple de ruse de l'histoire... Bien creusé, vieille taupe !

Rêvons un peu... Tout ce qui penche, il faut le pousser. If you hate commie scum, let Belgium hit the floor...

*

Dans une interview accordée au « Morgen » en septembre 2016, le politologue Carl Devos (UGent) déclarait :

Je n’ai jamais été contre le cordon sanitaire, parce que c’était une mesure transparente pour des raisons morales. Mais je pense qu’on ne peut plus dire aujourd’hui qu’il serait totalement répréhensible de gouverner avec le Vlaams Belang.

En principe, cela devrait donc pouvoir se faire. Si un parti est prêt à conclure un accord stipulant clairement que les traités internationaux, la constitution en la démocratie libérale – en respectant donc la place de l’islam – sont respectées, alors le Vlaams Belang peut participer au pouvoir.

Son collègue de la VUB, Dave Sinardet, partageait ce point de vue : Le Vlaams Blok se heurtait à l’essence même de notre démocratie. Mais on ne peut plus en dire autant du Vlaams Belang. Même si ce sont toujours les mêmes têtes qui tiennent le crachoir, ce qui aurait tendance à les desservir. [...]

Les lignes bougent donc.

Le 10 octobre 2016, Peter De Roover, le chef du groupe N-VA à la Chambre, déclarait : Si la N-VA et le Vlaams Belang obtiennent la majorité absolue, nous exigerons l’indépendance de la Flandre. [Des promesses, toujours des promesses...]

Si les chiffres du dernier baromètre politique devaient se confirmer en 2019, le PS (21,3%) pourrait constituer une majorité absolue de gauche en Wallonie avec le PTB (20%) et Ecolo (11,4%). Avec 22,4%, le MR se retrouverait donc, une fois de plus, dans l’opposition. Quant au CDH, crédité de 11,9%, nul doute qu’il se laisserait tenter par le pouvoir…

Une telle perspective ne peut que gonfler les voiles du nationalisme flamand. Pourquoi la Flandre maintiendrait-elle la solidarité avec une Wallonie  « socialo-communiste » qui ne ferait que creuser davantage le fossé économique entre les deux régions ?