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08/05/2017

La meilleure façon de marcher...

 

Source AWF : La conclusion qui s’impose est que nos concitoyens wallons ont exactement voté comme leurs frères français. Parler de coïncidence serait faire preuve d’une bien mauvaise foi.

Exactement comme leurs frères ? Doucement, on n'est pas tous de la loge ! A ce rythme-là, ce sont les Français qui vont devenir belges, et bien plus vite que les Wallons ne pourraient devenir Français un jour. Inversement, si les Wallons votent comme des Macron, on n'est pas sorti de l'auberge de jeunesse Molenbeek.

06/05/2017

Pays réel ?

 

L'immigration ? Sociologie de trottoir : chez nous, elle concerne essentiellement des populations africaines ; il y a un temple protestant dans les hauts quartiers. Des Maghrébins ? Moins qu'en ville. Pour l'instant, pas de mosquée à l'horizon. Des israélites ? Ils sont quasi complètement absents de la région, plutôt localisés à Bruxelles et en Flandre.  

Ensuite, côté européen, on trouve d'autres communautés, principalement italienne, roumaine. Et puis, une poignée d'isolés : polonais, yougoslaves... pas assez nombreux pour que le pouvoir les courtise à des fins électorales, comme il le fait outrageusement avec les autres.  

De ce point de vue, il n'y a aucune intégration-à-la-belge en Wallonie, mais une juxtaposition de communautés. Et comment pourrait-il exister une identité belge ? Manger des frites, boire de la mayonnaise, les diables rouges... c'est drôle cinq minutes, puis on revient à l'essentiel. 

Enfin, tout aussi préoccupant, on rencontre de plus en plus de Wallons qui se déclarent Flamands... alors qu'ils ne parlent pas un traître mot de néerlandais ou de dialecte.

Bien sûr, l'inverse serait rigoureusement impensable en Flandre et témoigne de la profonde haine de soi qui travaille le psychisme des Wallons. Une telle distorsion de la réalité, une telle méconnaissance de soi, un tel déni identitaire, cela ne vient pas tout seul. Tentons d'y voir clair...

L'arrivée des séparatistes flamands au Fédéral en 2012, leur volonté confédéraliste auraient dû entraîner un regain de régionalisme wallon. Or, il n'en fut rien... Dans le même temps où les médias bruxellois, sous le contrôle des loges maçonniques, nous matraquaient d'un belgicanisme d'autant plus risible qu'il ne correspondait plus à la réalité institutionnelle, commença à se développer à l'intérieur même de nos régions une véritable haine de la Wallonie. 

Cette haine de la Wallonie dépasse la simple critique du socialisme qui est lui-même profondément belgicain, comme le prouve le sémillant Di Rupo. Un socialisme certes très présent, mais dont les médias bruxellois surestiment l'importance : les alliances contre-nature entre droite et gauche sont fréquentes et la différence entre PS et MR tient entre deux feuilles de papier à cigarette.

Si le scandale Publifin éclabousse aussi bien le PS que le MR, l'opposition peut difficilement jouer la virginité. Comment expliquer que le PTB, Ecolo et les quelques indépendants n'aient rien vu, rien entendu depuis des siècles ? On dirait les trois singes... Sourds, muets, aveugles. Mais enfin... A quoi sert une telle opposition ?

Bien sûr, les médias bruxellois ne soufflent mot sur des affaires bien plus graves qui secouent le monde politique flamand. D'où cette haine recuite envers la Wallonie qui s'exprime sur la toile sous forme d'injures qui, pour d'autres, seraient qualifiées de racistes ou d'incitation à la haine. L'injure la plus connue étant Wallbanie, Wallbanais... car comme chacun sait, les Wallons sont des sudistes, donc des Albanais.

Ces discours, d'où proviennent-ils ? D'intégristes musulmans ? De populations étrangères ? Eh bien, si le communautarisme n'arrange rien, force est d'admettre que ces quolibets proviennent... de Wallons ! Du moins d'individus, comme vous et moi, qui habitent la Wallonie, qui travaillent en Wallonie, qui consomment en Wallonie, au pays réel, dirait Maurras. 

Parfait ! penserez-vous. Voilà le sursaut que nous attendions. Enfin, les Wallons vont se soulever et chasser les politiques indignes. Hélas, ce serait oublier que ces indignés ne se considèrent pas comme Wallons, mais comme belges et cela fait une énorme différence !

Ces belgifiés, intoxiqués par les médias, n'ont toujours pas acté l'émergence de l'hostile nation flamande. Ils continuent à raisonner comme au dix-neuvième siècle. Pire... Ce n'est pas tant à la corruption de la nomenklatura qu'ils en veulent, mais à la Wallonie elle-même. Qu'elle disparaisse la Wallbanie !

Dans leur hypnose, ils espèrent moins un renouvellement de la classe politique wallonne qu'un retour (illusoire) à la Belgique de Papa.

Certains belgifiés proposent tranquillement de supprimer les régions... et de tout fusionner dans un Gloubibelgo bilingue. D'autres, dans leur rêve d'opium, préconisent d'abandonner tous les symboles qui rappellent la Wallonie pour les remplacer par un drapeau flamand. 

En face, le Lion des Flandres pleure de rire... En réalité, ce paradoxal mépris du peuple wallon pour lui-même n'est que le reflet de la classe dirigeante wallonne.

Ainsi, il y a quelques années encore, le taux d'absentéisme au parlement wallon de Namur pulvérisait les records. Les rares initiatives régionalistes venues d'en haut donnent l'impression d'une contrainte : parce qu'il faut bien... parce que la Flandre nous y pousse... nous, on préférerait un poste à Bruxelles...

Le franc-maçon Demotte se prend pour Jackson Pollock et bricole un hideux W-logo... Magnette sort le Coq du placard et le jette en pâture à la meute des belgifiés, comme s'il se complaisait à susciter la haine envers sa propre région... mais est-il réellement de chez nous ? D'ailleurs, qui se sent vraiment, authentiquement Wallon ? 

En cas de désastre, d'attentat nucléaire, d'épidémie, quelle solidarité entre Wallons ? Qui entre les belgifiés et les immigrés serait prêt à se battre pour la Wallonie ? L'armée ? Elle est majoritairement flamande et protégerait en priorité les intérêts du nord de l'entité belgicaine.

La Flandre avance. D'une griffe, elle tire la couverture vers elle — clef de répartition des richesses — et de l'autre, elle repousse le centre de gravité vers les régions, qui font tout pour contrer ou nier cette évolution.

Ni flamandisation, ni molenbekisation. Séparons-nous, rattachons-nous... ou la mort! Doomed to be Walloon.

03/05/2017

Confiture

 

Source France TVinfo : Les artistes ont voulu exercer leur responsabilité citoyenne et dire qu'il faut faire barrage au Front national", a déclaré à l'AFP la ministre de la Culture Audrey Azoulay, en affirmant qu'elle ira "voter Emmanuel Macron sans la moindre hésitation et avec même un certain espoir"

Une Ministre de la Culture française qui soutient un candidat qui déclare que la culture française n'existe pas... 

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