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14/01/2017

Zarkov ? Présent !

Un spectre hante l'entité belgicaine : le spectre de l'extrême droite. Charles Michel se confie à ses collègues de La Meuse : Elio Di Rupo est d'extrême droite

Ces belgicains sont impayables. On dirait une chanson de Dalida... Extrême droite... J'attendrai... Extrême droite... ton re-touuur...

Di Rupo est d'extrême droite. Charles Michel est d'extrême droite. Marc Goblet est d'extrême droite. Raoul Hedeboue est d'extrême droite. Jacqueline Galant est d'extrême droite. Le verglas est d'extrême droite. Mon chat est d'extrême droite. 

Arrêtez, vous êtes tous des poètes... L'extrême droite, si vous en parlez tant, c'est qu'elle vous manque, vous les hors-histoire, les hors-mémoire, les sans-frontières, les sans-Tradition, les belgifiés de l'usine à gaz.

L'extrême droite, c'est votre reflet halluciné dans le miroir, le grand alibi, le mot magique, le mistigri, le totem phallus, votre joker grimaçant, le signe maçonnique de détresse que vous effectuez, bras levés, mains en croix sur le front, à la moindre contrariété, comme un enfant gâté qui réclame plus de mandats intercommunaux, plus de sinécures au Fédéral, plus de mayonnaise dans les frites. 

Nous vous annonçons une nouvelle exceptionnelle, en exclusivité, prévenez toutes vos chaînes, préparez les visites scolaires et n'oubliez pas Viva Cité !

Selon le professeur Zarkov, de l'université de Namurgorod, la vie serait d'extrême droite.

C'est bien simple. Dès que ça palpite, dès que ça respire, que ça bouge, dès qu'une identité se manifeste, qu'un peuple se dresse et refuse d'être un gros tas de protoplasme aux ordres de Bruxelles, du Bilderberg et de vos frères banquiers... on EST d'extrême droite.

Professeur Zarkov, le rattachisme est-il soluble dans l'extrême droite ? 

Ah, ça... je donne ma langue au chat. 

09/01/2017

Nation Pin-Pon

La version Nation...

On ne tire pas sur les ambulances, mais comment les arrêter ? C'est un peu la question avec les belgicains de Nation.be. La nation belge ? Elle existe encore ? Attendez la prochaine réforme de l'Etat...

Mais chez Nation, on a toujours une bonne nouvelle. Tout va bien. Je vais de mieux en mieux. Leurs derniers résultats électoraux le prouvent : de Bérézina en Waterloo jusqu'au Stalingrad final.

Dernièrement, leur cerveau en chef se vantait sur Méridien Zéro : Nous avons réussi notre divorce avec les identitaires français.

En effet, on se souvient d'une vidéo de campagne datant de 2012 où un identitaire français inerviewait un militant de Nation aussi spontané qu'un lapin dans les phares d'une voiture, cramponné à un tract, et flanqué d'un commissaire politique pour lui souffler les réponses.

Voilà pour le divorce avec la France... mais le divorce avec la Flandre semblait consommé depuis longtemps. Paradoxalement, alors que Nation prétend défendre l'unité belge, ce parti ne présentait des listes qu'à Bruxelles et en Wallonie. 

Plus gênant encore : leur faible base militante. Ce qui s'avère paradoxal compte tenu du matraquage belgicain des médias francophones. Des nationalistes belges, ils devraient en recruter par dizaines...

Mais justement, comment Nation pourrait-il être plus belgicain que les partis traditionnels francophones et leurs médias aux ordres ? Un nationalisme belge ? Mais enfin... Toute la Wallonie le subit déjà à longueur de journée. Vous faites double emploi... Allez plutôt chanter la Brabançonne en Flandre !

Justement, nos belgicains d'assaut viennent enfin de trouver un relais en Flandre, une espèce de groupuscule dissident du Vlaams Belang.

Sans doute très dissident parce que le VB, lui, reste obstinément séparatiste et atteint au moins quinze pour cents d'intention de vote. C'est énorme comparé à Nation et ses poussières d'Ancienne Belgique. Sans compter les autres partis flamands, tout aussi vlaamsvoelend et très peu sensibles aux charmes du boulet-frites national.

D'après les antifascistes, c'est-à-dire d'après la police, le congrès de nos vaillants nationalistes belgicains à Anvers, en novembre dernier, rassemblait... une trentaine de personnes. Quoi ? Trente nationalistes belges, pour tout le pays ? Ne riez pas : rassembler autant de belgicains dans le fief de De Wever et de De Winter, cela tient de l'exploit.

 La version flamande, au hasard sur you tube. Attention, images très dures qui peuvent choquer...

Par curiosité, faute d'entrer sur le site de Vlaanderen Identitair — dont l'accès est privé un peu comme une loge maçonnique —, nous sommes allés voir la page Facebook des nouveaux beste vrienden de Nation.

En juin dernier, Vlaanderen Identitair refusait de soutenir l'équipe nationale belge — ça commence bien — au motif que les Diables rouges ne servent qu'à entretenir l'illusion d'unité nationale d'un pays artificiel. Een geforceerd land met een geforceerd eenheidsgevoel. 

En plus, la campagne pour les Diables, c'est une initiative francophone. Donc, boycottons-la. Vlaanderen Identitair en appelait même à soutenir d'autres équipes nationales que celle de la Belgique. C'est vous dire l'amour... surtout dans un pays dont l'unité ne tient plus que par le football.

Plus drôle encore : pendant que Nation organise à Namur une manifestation en mémoire de Léopold II — mieux vaut s'arrêter avant le troisième : il a failli faire sauter son propre royaume — leurs homologues flamingants publient des appels à supprimer les dotations royales, voire à supprimer carrément la monarchie ou peu s'en faut. Geen opslag, maar ontslag. Plus de pognon, abdication !

L'union fait la force ? Disons plutôt que la farce défait l'union. Certes, les petits partis méritent notre compassion. Les rattachistes, dont nous sommes, ne sont pas beaucoup plus avancés. Mais comment ne pas ironiser sur une ligne aussi incohérente, sur de telles divergences ?

Que les uns se proclament identitaires flamands et les autres nationalistes belges suffit à révéler le problème de fond : l'absence d'un mouvement identitaire Wallon séparatiste qui servirait de contrepoids aux appétits flamands et qui corrigerait l'asymétrie grâce à laquelle se perpétue l'entité belgicaine.

Nationalistes belges et identitaires flamands... Comment une entreprise aussi bancale pourrait-elle se maintenir sinon en nous jouant le coup du Tous Ensemble Contre L'Islam... alors que la Flandre, aux commandes de son porte-avions fédéral, continue à nous pilonner et à détruire économiquement la Wallonie.

Cette nième tribulation belgo-flamingante a le mérite de souligner, une fois de plus, qu'il n'existe pas, qu'il n'a jamais existé de nation belge. Il y a des Flamands conscients, des Wallons aliénés et des Bruxellois que Jules Destrée évoquait en termes choisis.

Ni islamisation, ni flamandisation de la Wallonie : séparons-nous, rattachons-nous à la France et sortons du bourbier bruxello-européiste...

Mais par pitié, débranchez le gyrophare, votre ambulance roule sur les jantes et elle ne transporte plus qu'un cadavre.

ZLM

15/12/2016

A bas la casquette !

 

Personne ne pleurera pour les Wallons !

*

Claude Emont, un socialiste soixante-huitard, centriste de gauche qui possède des amis de droite, autrement dit le ventre mou du libéralisme, s'épanche dans une carte blanche à la Libre. Ras la casquette ! dit-il.

J'ai dû encaisser les décisions du gouvernement Di Rupo... J'ai dû ravaler ma honte devant les mesures à l'encontre des chômeurs, avalisées par les membres PS dudit gouvernement...

Vous avez dû... Comme disait l'autre, le désespoir (la résignation) en politique est une sottise absolue. Si ces décisions heurtaient à ce point vos convictions, il fallait quitter le parti ou en fonder un autre. 

Le problème, c'est que n'importe quel autre parti francophone, toute obédience confondue, aurait rampé devant De Wever, à quatre pattes, puis à plat ventre. Et pourquoi ? Pour sauver la Belgique, pardi ! Pour sauver la monarchie Bilderberg !

Je frissonne quand je vois en France l'ombre du Christ guérillero (sic) se profiler. J'exagère à peine car derrière Fillon il y a la fille de l'autre et derrière elle, il y a tous les autres...

Quel rapport avec le Christ, sinon un indice supplémentaire de la dé-spiritualisation des Wallons ?

Le Christ, Monsieur Emont, il a chassé les marchands du temple... alors, s'il pouvait revenir terminer le travail, cela nous changerait de tous les faux-frères qui font régner l'omerta dans notre région. Vous voyez qui je veux dire ?

Ensuite, le coup de la menace fasciste. Ils sont des millions derrière la fille de l'autre... Comme on disait jadis : ils sont des millions derrière Hitler... On n'y croit plus ! Même les fonctionnaires français, électorat traditionnellement à gauche, sont de plus en plus nombreux à soutenir Marine Le Pen.

C'est tout le paradoxe : sur certains sujets, Le Pen est plus à gauche que la droite libérale.

Chez nous, il n'y a pas que la Flandre à réclamer plus d'austérité : la Flandre n'est que le premier de classe, l'ignoble fayot sadique qui exige des baguettes plus dures, dans l'espoir de nuire à ses condisciples. 

Mais qui dirige la classe ? Qui est le Maître ? Dans ses jérémiades, Emont prend soin de ne souffler mot sur les diktats que la ploutocratie bruxelloise impose partout sur le continent, de l'Italie à la Grèce en passant par la France et la Wallonie. 

Quand dira-t-on stop ? se lamente Emont. Quand dira-t-on que l'austérité budgétaire mortifère, c'est la fin de la solidarité ?

Eh bien... Dès qu'un Etat-Nation aura le cran d'organiser un référendum sur la sortie de l'Europe. Cela vous effraie, n'est-ce pas ? Chiche que vous allez bientôt encore voir des nazis partout...

Quant à la solidarité, toujours ces mots vides, pourquoi voulez-vous vivre avec ce peuple étranger et hostile que forment les Flamands ? Ils ne se sont jamais sentis solidaires des Wallons, jamais ! Ils ont utilisé l'entité belgicaine à leur profit exclusif, en nous sabotant dès que l'occasion se présentait.

Pourquoi maintenir l'entité belgicaine en vie au détriment des Wallons, alors qu'il suffirait de se tourner vers la France, notre vraie patrie ?

Et pourquoi votre étrange complaisance envers les migrants ? Comme si les CPAS, y compris peut-être le vôtre, ne rencontraient pas assez de difficultés avec les miséreux de Wallonie. Vous en voulez encore ? Nous accueillons déjà plus de migrants que la Flandre, sans les moyens !

Je retourne sous ma tente, dites-vous, Monsieur Emont... Une tente à oxygène ! Débranchons la Belgique et fuyons cette Europe-mouroir avant qu'elle ne nous enterre vivants...

ZLM