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25/04/2017

Rengaines

 

D'après mon téléphone mobile, nous sommes en 1980. L'objet a fait une mauvaise chute lorsque j'ai rendu la monnaie au gazetier.

A midi, sur un banc du parc, je le rafistole et je pense à vous, en France, les gars de Zen, Monsieur Précision à Lyon, Maxime à Montpellier, Collignon le vieux prof... Comment vivez-vous l'entre-deux-tours ? Et cette impression de piétinement, de déjà-vu...

Un vacarme détourne mon attention : sur un sentier, près de la pyramide, des jeunes avancent en direction du kiosque. Le meneur hurle des paroles qui se perdent dans une rumeur dérisoire, un peu inquiétante. En fait, il improvise un slam.

Sa rengaine m'évoque le camion du ferrailleur, dans mon enfance. Lorsqu'il traversait les rues du village, il égrenait une litanie dans un micro, d'une voix métallique : vieux cuivres, vieux zincs, vieilles machines à lessiver... C'était bien plus drôle...

Les jeunes sont des cons. Etudiants gnian-gnian. En 2002, entre les deux tours, le Grand-Orient les avait entraînés dans les rues, aux sons de sa flûte enchantée. Eh bien, c'est à ce moment-là que, pour la première fois, j'ai pensé : Le Pen avait raison !

Le vieux menhir détenait la réponse aux questions que je me posais, avec une angoisse croissante, depuis 1997. Seulement, jusque-là, je ne voulais pas voir. 

De même, à vingt ans, lorsque je lisais les vieux albums de Konk, je ne parvenais pas à comprendre comment un dessinateur de gauche avait pu passer à l'extrême droite. 

Quand tout le monde pense pareil, vous pensez comme les autres... mais vous croyez toujours penser par vous-même. En réalité, le groupe façonne le psychisme individuel, beaucoup plus qu'on ne l'imagine. Les bons flics le savent. On croit avoir vu, on n'a rien vu du tout.

Voilà pourquoi il n'y a rien d'étonnant si aujourd'hui les Français votent en masse pour la baudruche bruxelloise Macron. Ils n'ont rien vu... Ils ne veulent pas voir... Une bulle dans la seringue a suffi pour liquider toute vie politique française. Gauche, droite... Pchit ! Macron, la petite bulle par qui le néant arrive...

12:18... Mon téléphone affiche de nouveau l'heure correcte. J'en profite pour jeter un œil sur le journal et je tombe sur la photo d'un bellâtre métis qui pose torse nu, couvert de tatouages.

« Sur la Place de la République, une association antiraciste a fait poser un homme dont le corps était couvert d'insultes racistes, afin de dénoncer l'extrême droite. Crève, sale nègre... Retourne dans ta savane... Bamboula... »

Vieux cuivres, vieux zincs, vieilles machines à lessiver...

24/04/2017

Bye-bye France

Salut les gars, je vous aimais bien...

Que faisiez-vous en 2002, à la fin du mois d'avril ? Je travaillais déjà dans l'underground — humidité, cave pourrie, avalanche de plafonds — et j'assemblais les pièces d'un puzzle politique. Tout prenait un sens nouveau, avec une impression désagréable. Métanoïa... My Awakening, disent les anglo-saxons.

C'est un tropisme bien connu. Les Wallons sont tellement dépourvus d'identité, de tradition et d'Histoire qu'ils se tournent vers la France comme vers un miroir obscur dans lequel déchiffrer l'avenir qui leur manque. La France nous indique le chemin, mais le sol se dérobe sous nos pieds. Nous flottons, à la dérive, comme des fantômes qui contemplent les vivants sur l'autre berge.

Cette fois, au contraire, c'est la France qui semble s'estomper, devenir spectrale : elle se belgifie, inexorablement. Cette fois, dans le miroir du prince, il n'y a plus de reflet. Comme elle nous parle cette absence... Macron, c'est le déjà-là du vide politique belgicain. Macron, on dirait le nom d'un virus informatique ou d'un robot de dessin animé japonais. 

Tous contre Marine ! Sus à la bête immonde... C'est un peu gros, mais ça passe. Tout passe... Bruxelles, la loge et la banque prennent le contrôle... Rothschild Power ! Les Français n'ont rien appris, rien compris. Selon toute vraisemblance, le 7 mai prochain, ils voteront en bloc pour le candidat de la mondialisation, de la molenbekisation. 

Même chez nous... Unanimité... Reynders... Di Rupo... La curée ! Pour l'instant, seule la N-VA garde le silence. Ne vous y trompez pas... Ces fourbes flamingants, ces nationalistes au petit pied, ces germains d'opérette dont même les Hollandais ne veulent pas, espèrent jouer sur tous les tableaux : à la fois avec et contre l'Europe.

Les faibles résultats de Le Pen ? Je m'y attendais et ce, malgré les circonstances qui lui étaient largement favorables. A vrai dire, je croyais qu'elle ne serait pas au second tour. Un détail m'avait alerté. Parmi les rares nationalistes français que je connais, deux points de vue se concurrençaient.

Tout d'abord, les modérés qui votaient Le Pen contre l'immigration. Mais l'immigration est un effet, pas une cause, leur disais-je. L'expéditeur de la déferlante migratoire et des terroristes, c'est Bruxelles, cette tête de pont atlantiste qui vous maudit, qui se félicite de tous vos malheurs — lisez leur presse — et qui a la culot de vous envoyer ses infects bobos, pour vous pomper de l'argent. Qu'ils crèvent ces belgicains !

Dès lors, si Bruxelles vous impose des quotas de migrants ou la discrimination positive, comme le souhaite Macron, vous devrez vous y soumettre.

Toujours le même aveuglement... Toujours le déni. La seule nation qui doit disparaître pour le bien de toutes les autres nations européennes, c'est l'entité belgicaine, car l'entité belgicaine n'est pas une nation, mais le laboratoire maçonnique de destruction de nos ethnies, de nos patries charnelles.

L'autre opinion que j'entendis souvent était celle des radicaux. Chez eux, l'indifférence prévalait. Inutile de voter. Selon eux, la campagne de dé-diabolisation de Marine Le Pen prouvait que le Front National ressemble aux autres partis, avec comme argument massue : la preuve, elle veut maintenir la loi Gayssot.

Quelle logique de Gribouille ! Et quand l'œil de Bruxelles projettera ses rayons de mort depuis l'Elysée, avec un ministre des Finances bruxellère, comme le souhaite Macron, croyez-vous que vous disposerez d'une plus grande liberté d'expression et de publication ? Venez faire un tour en Wallonie, vous aurez une idée de ce qui vous attend...

D'ailleurs, l'hostilité médiatique persistante envers le Front National prouve que le véritable tabou, c'est la sortie de l'Europe, le Frexit, et non la Seconde Guerre mondiale, qui sert tout au plus de joker au système...

Vite, un peu d'Ubik... Une bouffée de 2002 dérive en 2017... Chirac et Macron se confondent peu à peu, ils forment une espèce d'Abrasax, un hybride de cauchemar, un mauvais démiurge...

Chirac et Macron, deux archontes capables de toutes les palinodies, de toutes les turpitudes — la seule différence était que l'ectoplasme Chirac agissait encore pour son propre compte — deux émanations sans consistance, ni vision politique, à l'image de leurs slogans débiles : hier, manger des pommes ; aujourd'hui, en marche.

Votez Abrasax ! Et en avant pour la Chute, bande de gnostiques !

26/03/2017

Monoprix

Cette étrange atmosphère...

La Libre écrit, suite au sondage donnant le PTB deuxième (improbable) parti de Wallonie : Les francophones, sans leader incontesté, devront bien s'organiser en 2019 pour la constitution du futur exécutif fédéral... La NVA, dominante, pourrait d'autant plus facilement imposer ses vues au Sud du pays qu'aucun mâle dominant ne lui fait face.

Excellent résumé, qui confirme notre analyse... Les communistes d'opérette du PTB valseront dans l'opposition et ne demandent d'ailleurs pas mieux. En tant que belgicain absolu, Hedeboue sait que pour conserver sa Belgique chérie, il devrait se coucher devant la Flandre, plus peuplée, et où son parti ne remporte aucun succès.  

Ensuite, tout est dans les sous-entendus. Les vues de la NVA ? Détruire la Wallonie, son économie et sa base ethnique, par des mesures structurelles soigneusement calculées en fonction du budget de la Flandre.

C'est de la magie noire : je vais me rendre (un peu) malade, pour te rendre encore plus malade. Demandez à Philippe Boxho ce qu'il pense des coupes sombres imposées par les Flamands... Un médecin légiste, songez s'il s'y connaît ! Il a vu comment les Flamands s'y prennent pour nous saboter, sans avoir l'air de rien.

Mais enfin... Avec un coup de chantage au séparatisme, ça passera tout seul. Appauvrissement structurel de la Wallonie et immigration maximum en Wallonie pour désengorger la Flandre. Et puis, Sudpresse en renfort de propagande : les Wallons sont des bons à rien, heureusement qu'on a le roi et les Diables rouges !

La Belgique à tout prix, la Wallonie chez Monoprix !