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20/04/2017

Barrage d'abord !

 

A la une de tous les journaux : un jeune homme, « qui souffrait d'un léger retard mental », torturé puis assassiné par ses « amis » (sic) qui l'ont jeté dans la Meuse. Comme disait Desproges : heureusement qu'il ne s'agissait pas de ses ennemis...

Ces faits divers, avec leurs euphémismes, leur fausse compassion, sont soigneusement sélectionnés par les médias bruxellois. Ils poursuivent trois buts  : 1. Victimiser les Wallons : vous êtes des faibles. 2. Démoraliser les Wallons : vous êtes des monstres. 3. Nous laisser démunis face à la violence. 

« Moi-même contre un couteau, je fuis... mais je fais barrage d'abord. » Franck Ropers...

Et évitez l'ascenseur ! 

19/04/2017

Fatalitas & Fortuna

 

Doomed to be Walloon...

Un sondage pour du beurre, titre la Meuse. Du beurre dans un canard à la sauce belge ? Quelle cuisine indigeste...

Un vote bidon... Voilà le fameux article qu'annonçait l'AWF à propos de son projet : sonder les Wallons sur leurs intentions de vote à la présidentielle, comme s'ils étaient français, ironise La Meuse. Le ton de l'article, faussement neutre, implicitement hostile, donne le tournis.

Les sondés nous envoyaient promener, déclare un sondeur rattachiste... Y a bon belgo... La France, pas bon. En filigrane, on sent la pétoche, l'ignoble tchouille qui rôde sur les marchés. Ne le dites pas au Bourgmestre... Ne le dites pas à la laïcité, au syndicat... J'ai trop peur...

Et puis, la dépolitisation, l'indifférence, le tous-pourris... Là, on veut bien le croire. Paradoxalement, la société wallonne est hyper-politisée, avec, à chaque coin de rue, des associations dépendantes du pouvoir, mais cette politique est sans contenu, représentée par des partis interchangeables. La proportionnelle nivelle tout, les alliances de loges terminent le travail. Pour décrire cette atmosphère de déliquescence, Paul-Henry Gendebien avait inventé le concept de pouvoirisme.

Il n'y a aucune comparaison possible entre le vide politique belgicain et la culture de débat française. La Flandre aussi connaît une polarisation plus nette entre gauche et droite et le débat politique y est également plus élevé. La Flandre (et la France) constitue une nation, la Wallonie un dominion.

Dans ses discorsi, Machiavel insistait sur les discordes, les tumultes au sein du peuple comme facteur d'émulation. Certains virent en Machiavel un homéopathe, imprégné d'une vision organiciste de la société, dont il fallait régler les humeurs. D'autres le peignaient plutôt comme le théoricien d'une démocratie sauvage, une espèce d'anarchiste de droite. 

Eh bien, si j'étais Florentin, je dirais que la société française et la société wallonne se situent dans deux configurations humorales opposées : la bile et la lymphe.

Un jour, un rattachiste qui suivait des formations en France me raconta l'inflammabilité des discussions politiques, la foire d'empoigne pour un oui ou pour un non. Un Français, avec humour, lui avait déclaré : « Chez nous, un jour, on a fait la révolution et depuis, c'est tous les jours la révolution. »

Inversement, le Wallon est un être lymphatique, comme un slave amputé du lobe métaphysique, ou plutôt, comme un bounty, un nègre de maison : une ignoble victime consentante, un esclave qui redemande du fouet à ses tortionnaires à tête de porc, au lieu de se révolter et de les chasser.

Les Wallons sont un peuple épuisé... Ils ont subi les invasions germaniques, l'industrialisation à marche forcée, la pollution de leur environnement, la déferlante des flux migratoires, la guerre économique de la Flandre, un début de guerre civile dans les Fourons, la trahison du régionalisme, les opérations Stay-Behind, les assassinats politiques, l'affaire Dutroux et son exploitation à des fins de démoralisation, etc.

Paul Nizan, dans La Conspiration, montrait la faiblesse des idéaux romantiques de révolution. Une société ne ressemble pas à un édifice qu'on démolit à la dynamite, mais plutôt à une méduse, à une masse molle, ou à un édredon : vous boxez dedans et la bosse réapparaît de l'autre côté. C'est particulièrement vrai chez nous.

Les ligues, l'auto-défense, les identitaires, bref, la Zen attitude... Très bien, mais cela ne marche qu'à la condition d'une tradition solidement ancrée, d'un héritage politique et de réseaux structurés. Autrement, cela mène, au choix, en prison, en H.P. ou les deux ensemble, en annexe psychiatrique — je vous le déconseille.

Nous sommes un peuple épuisé. Doomed to be Walloon... En revanche, je crois en la survie du peuple de France.

Au contraire des Wallons, qui ne forment qu'un peuple de synthèse, les Français possèdent une Histoire, une culture authentique, une mémoire et le sens de l'honneur. Ils ne resteront pas éternellement sous le joug de Bruxelles. Tôt ou tard, pour parler comme Machiavel, le Prince empoignera Fortuna par les cheveux.

Et alors... ce sera la révolution, la vraie !

11/03/2017

Scoop au canard

 

Elle est tout de même plus jolie que Demetrio Scagliola...

Pour vous tenir informés, voici quelques scoops de la Meuse : une terroriste wallonne aide les Syriens, un Français déséquilibré percute un mur à Andenne et notre premier ministre, cette grande saucisse de Michel Junior, téléphone chez les méchants Français pour les enguirlander.

Non, notre pays n'est pas un fief de terroristes... on ne peut pas dire de mal de Bruxelles, une fois !

Pour une fois que Hollande avait raison... Bruxelles est un nid de terroristes, entre autres. On imagine Michel Junior en mode hystérique, pleurnicher de sa voix de castrat, avec un commissaire politique du Bilderberg derrière lui.

Cette sélection de faits divers nous rappelle, une fois encore, que, pour les médias bruxellois, nous sommes belges à géométrie variable. Ainsi, un Bruxellois gagnera au Lotto, un Flamand créera une entreprise, alors qu'un Wallon découpera sa femme à la tronçonneuse, fraudera les services du chômage ou soutiendra le djihad en Syrie.

Tout l'art du fait divers, c'est de l'orienter dans le bon sens, faussement objectif et neutre, tout en véhiculant une idéologie, en l'occurrence, le belgicanisme, et donc, la haine des Wallons et de la France.

Quant à ceux qui parleront de paranoïa, qu'ils se documentent au sujet de l'enquête de José Fontaine sur les clichés anti-wallons de la belgo-presse, enquête parue dans Toudi en septembre 1998. Fontaine a beau être un gauchiste, il disait la vérité...

Et aujourd'hui, après les Wallons, après les Français, devinez qui ils détestent le plus.