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16/09/2017

Lüttich heißt Lüttich

 

On ressemblerait un peu à ça...

Le Reich s'intéresse assez vivement au mouvement Wallon et un Centre d'Etudes wallonnes a été constitué par le Führer à Marburg, Prusse orientale.

Ce centre d'études, après avoir entrepris d'importants travaux sur l'ethnographie et la linguistique wallonnes, serait arrivé à la conclusion que les Wallons ne sont ni des Flamands, ni des Allemands, ni des Français, mais qu'ils sont une ethnie spécifique.

Selon le Docteur Rust, les Wallons ne peuplent pas seulement la partie méridionale de la Belgique, mais ils constituent le fond de la population de sept départements français : Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne, Ardenne, Marne, Meuse.

Dans ces conditions, les intentions du Führer sont de former, avec ces divers éléments, un Etat indépendant wallon qui réunirait les régions industrielles de la Wallonie aux régions agricoles de la Picardie et de la Champagne et qui aurait un débouché sur la mer.

Cet Etat aurait Liège pour capitale.

Hervé Hasquin : Les séparatistes wallons et le gouvernement de Vichy (1940-1943) 

On y perd son latin...

 

— Où je vais ? En vacances... En Italie ! Pour longtemps !

— Tu as besoin d'aide ? Il y a quelque chose qui ne va pas ?

— MERDE !

Il pleut sur le trottoir. Son hurlement te glace plus encore que le crachin. Elle te rabroue : « Retourne donc travailler... Et je t'écrirai quand je serai revenue... »

Honteux, tu rentres la tête dans les épaules tandis que ton parapluie fane lamentablement.

Rien de grave... Elle est fatiguée... Elle a besoin de repos et tu arrives au mauvais moment. Mais ce voyage en Italie, tu n'en crois rien. Cela ressemble trop à une vengeance froide. 

Pourquoi cette haine... Pourquoi cette violence... Cela te rappelle Ornella. Elle non plus ne souffrait pas la contradiction et elle détectait toujours le point faible, le défaut de la cuirasse.

Longtemps, tu t'étais interrogé sur ses opinions politiques. Une telle lucidité, un tel pessimisme anthropologique ne pouvait qu'être de droite.

Jusqu'au jour où elle te déclara : « Je vote socialiste... Pour Di Rupo... Ben oui, tu comprends... Je suis d'origine italienne... Je ne peux pas faire autrement... »

Qu'auriez-vous dit à notre place ? « Mais enfin, c'est fini tout ça... Vous êtes Wallons, comme nous, comme moi... Réfléchissez : ce n'est pas parce que je porte un nom allemand que je vais approuver la politique de cette grosse idiote de Merkel... »

Eh bien, non ! Ils se vexent... Nous, des Wallons ? On s'en moque de la Wallonie... Chez nous, c'est en Italie !

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Pour eux, nous sommes tous des latins...

Vu l'explosibilité du sujet, ventilons au plus vite : bien sûr, les Italiens de Wallonie nous seront toujours plus proches que les Flamands et nous avons infiniment plus à apprendre de leur culture, de leur histoire que d'une immigration extra-européenne et incontrôlée. Mais pourquoi ce communautarisme qui nous divise et nous désarme face à l'ennemi ?

Lors des grèves de Clabecq, le syndicaliste Roberto D'Orazio — paradoxalement, je l'aimais plutôt bien — avait pris la parole devant un parterre de régionalistes pour dénoncer les politiques qui tentent de diviser les Belges entre Flamands et Wallons.

Ah, la rengaine ! On ne l'attendait pas... Consternation parmi les édiles ! Les seuls qui écoutaient D'Orazio, les seuls qui acceptaient de l'aider, c'étaient des Wallons, le dernier carré de régionalistes, et il les reniait en public, au nom d'une unité belge qui n'a jamais existé. 

Le bouillonnant D'Orazio était-il seulement conscient de ce que la Flandre pensait de lui, des Wallons et des peuples latins en général ?

Si vous ne désignez pas l'ennemi, l'ennemi vous désigne. C'est fait depuis longtemps, mais vous ne voulez toujours pas le voir...

Per l'amor di Dio, avanti Wallonie !

28/07/2017

Faites comme chez vous mais pas chez moi

 

On nous traite en étrangers dans notre propre pays. C'est bien. Nous agirons en étrangers. Ce pays, nous le conquerrons.

Georges Darien : La Belle France