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20/09/2017

Charité bien ordonnée...

 

Une doctrine qui propose l'amour de Dieu pour fin suprême a surtout besoin d'être virile, sous peine de sanctionner toutes les illusions de l'amour-propre ou de l'amour charnel.

Il est trop facile d'émasculer les âmes en ne leur enseignant que le précepte de chérir ses frères, au mépris de tous les autres préceptes qu'on leur cacherait. On obtient de la sorte une foi mollasse et poisseuse, plus redoutable par ses effets que le nihilisme même.

L'Evangile a des menaces et des conclusions terribles. Jésus, en vingt endroits, lance l'anathème, non sur des choses, mais sur des hommes qu'il désigne avec une effrayante précision. Il n'en donne pas moins sa vie pour tous, mais après nous avoir laissé la consigne de parler sur les toits, comme il a parlé lui-même.

Que penseriez-vous de la charité d'un homme qui laisserait empoisonner ses frères, de peur de ruiner, en les avertissant, la considération de leur empoisonneur ? Moi, je dis qu'à ce point de vue, la charité consiste à vociférer et que le véritable amour doit être implacable.

Léon Bloy : Le Désespéré

16/09/2017

Surgissement du mythe

 

Mircea Eliade situe l'expérience du sacré dans un temps anhistorique (illud tempus) comme René Guénon fait remonter la Tradition à l'au-delà de l'Histoire. Cependant, le savant roumain n'adopte pas la conception cyclique et involutive du temps de Guénon, mais se réfère à une conception circulaire et régénératrice de l'Histoire.

Autrement dit, il s'intéresse moins à la sortie de l'Histoire, ou à une fin de cycle, qu'aux possibilités de surgissement du mythe dans le présent. En cela, sa vision paraît plus optimiste et plus tragique : il appartient à l'individu, pris dans les mailles de l'Histoire, de se faire violence pour créer sa propre histoire.

Enfin, Eliade ne croit pas à la doctrine initiatique énoncée par Guénon qui n'est, dans le meilleur des cas, qu'une illusion. Pour Eliade, l'initiation désigne le passage d'un état de conscience à l'autre, mais ne se confond jamais avec une théorie générale de la connaissance.

Ses journaux évoquent de façon récurrente les épreuves initiatiques que l'individu doit traverser dans le cours de son existence, mais il s'agit moins d'expériences religieuses que de moments privilégiés qui révèlent le sens profond d'une vie.

De ce point de vue, la connaissance dépend moins d'une révélation primordiale, transmise par l'initiation, que d'une expérience originaire, ancrée dans les consciences.

David Bisson : René Guénon, une politique de l'esprit, éditions Pierre-Guillaume de Roux, un livre recommandé par Wallonie Underground.

Oublie la frontière linguistique...

kali yuga wallonie

Ce qui se passe actuellement n'est pas important, c'est anecdotique, car nous n'en sommes qu'au début. En ce moment, tout le monde s'exprime sur le sujet, il y a des milliers de spécialistes de la question des migrants, c'est un chaos de commentaires. Aucun ne se place dans les 35 ans qui viennent.

La situation que nous vivons est moindre à côté de ce qui nous attend en 2050. Il y aura 9 milliards d'individus sur terre. L'Afrique est passée de 100 millions à un milliard d'habitants en un siècle, et peut-être le double en 2050. Est-ce que le monde sera vivable ? La surpopulation et les guerres de religion rendront la situation délicate. C'est alors que se produira l'envahissement, qui sera inéluctable. 

Jean Raspail : Entretien avec le Point