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13/08/2017

Grande Bourgogne

 

Source Alliance Wallonie France : Joyeux enfants de la Bourgogne, par Georges-Henry Simonis.

On ne connait pas suffisamment l’importance des liens qui unissent la Wallonie et la Bourgogne, spécialement en Entre-Sambre-et-Meuse.

Sans remonter à Philippe le Bon, ou aux foires médiévales qui attiraient nos ancêtres à Dijon ou à  Troyes, je constate les liens qui se sont tissés grâce à de nombreux jumelages :

Philippeville avec Saulieu, Couvin avec Montbard, Walcourt avec Chatillon-sur-Seine, Ciney avec Semur-en-Auxoix, Florennes avec Longvic (Dijon), Silenrieux (Cerfontaine) avec Recey sur Ouche, Tamines (Sambreville) avec Nuits-Saint-Georges.

L’amour du bon vin n’y est certainement pas étranger, avec, dans ce domaine aussi, une différence bien belge entre les Flamands, plus attirés par les vins de Bordeaux qui leur parvenaient par bateaux, et les Wallons plus proches de ces routes terrestres devenues pour beaucoup des itinéraires de vacances classiques par Couvin, Charleville, Poix-Terron, Mazagran, Vitry-le-François…

Il est une autre raison, non moins honorable : au début de la guerre de 1914, de nombreuses familles Wallonnes ont fui les hordes allemandes qui faisaient preuve d’une violence inouïe.

On n’a pas assez parlé des massacres de Dinant ou de Tamines qui ont fait des milliers de morts, hommes, femmes et enfants…  Les Wallons ont trouvé en Bourgogne  une hospitalité exceptionnelle qui a laissé de nombreuses traces dans le cœur des gens. D’où tous ces jumelages plus que folkloriques.  Les territoires ont de la mémoire. 

Aujourd’hui, enfin, les Wallons s’émancipent peu à peu de la Belgique artificiellement créée au XIXème siècle  pour se rapprocher de leur mère-patrie. [Note : il rêve un peu] Il ne me déplairait pas que les maires des communes concernées, et les comités de jumelage, participent à ce rapprochement en marche.

Qui plus est, pourquoi la Région Wallonne, et son nouveau gouvernement impromptu, ne pourrait-elle encourager ces rapprochements et en susciter d’autres, spécialement avec  les Régions Françaises les plus proches  et  les métropoles voisines ?

Ainsi, si Liège est déjà jumelée avec Lille et Nancy, et Tournai avec Troyes, Charleroi aurait tout à gagner à se rapprocher rapidement  de Reims et de Dijon, en profitant de l’amélioration sensible des liaisons routières  qui se profile enfin  vers le Sud, et, espérons-le,  demain à l’Ouest vers  la Haute Sambre, Maubeuge, et les autoroutes françaises.

Qu’on se le dise ! Vive la France et vive la Wallonie !

14/07/2017

Wallonie, année zéro

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Aujourd'hui, tous les Wallons réunionistes, quelle que soit leur orientation politique, ont une pensée pour la France, notre vraie patrie... Cette année, ayons aussi une pensée pour les victimes de Nice.

Le site de l'Alliance Wallonie Française publie un article remarquable par Georges Régibeau, La Wallonie, promise à la France, dont voici quelques extraits révélateurs. L'intégralité du texte est à lire ici.

Vive la France, vive la Wallonie libre.

***

Après le blocage de 2007-2008, après la paralysie interminable de 2010-2011, après l’arrivée au pouvoir de la N-VA en 2014, on peut raisonnablement se demander si les élections de 2019 ne conduiront pas à une impasse, à l’impossibilité de former un gouvernement fédéral, et donc à un « divorce de velours », comme entre les Tchèques et les Slovaques il y a 25 ans.

Il est bien connu que les Belges ont un sens du compromis très supérieur à celui des Tchèques et des Slovaques, surtout quand cela permet de multiplier les mandats politiques et les complexités en tout genre.

Mais il y a quelques raisons de penser que, chacun jouant son rôle, en fonction de ses priorités, la conclusion s’imposera d’elle-même. En couverture du magazine Le Vif/L’Express, cette semaine, la question qui fâche est formulée en ces termes : « scandales + PTB = pays explosé dans deux ans ? »

On a beau chanter la brabançonne avec la main sur le cœur, [Combien connaissent les paroles ? Il faut leur présenter le texte avant... ] boire une chope en mangeant des frites, nier, résister, dire quelques mots en flamand, rien n’y fait : la dynamique de l’état belge est centrifuge et, au vu des réactions de l’opinion publique en Flandre et en Wallonie, on semble au bord de la rupture.

Il importe peu que le PTB soit un parti resté « national », unitaire, imperméable aux tensions communautaires, uniquement sensible à la lutte des classes : son envol en Wallonie confirme à souhait le diagnostic posé et répété par Bart De Wever : des deux côtés de la frontière linguistique, il y a deux cultures politiques étrangères l’une à l’autre.

[...]

La Wallonie avance dans le brouillard. Nombreux sont les élus qui ont la fâcheuse habitude de ne réagir aux circonstances que lorsqu’ils ont le nez dessus. La règle est plutôt de s’installer dans le confort du pouvoir aussi longtemps que les problèmes ne s’imposent pas.

A supposer même que ces élus soient lucides et responsables, il n’est pas sûr que leurs électeurs leur pardonneraient d’envisager maintenant la fin de la Belgique. Il ne faut pas réveiller les vieux démons communautaires.

On est tous supporters des Diables rouges, olé, olé, olé. Mais le processus de démantèlement de l’état belge est une pente naturelle et peut aussi faire penser à des sables mouvants : quand on veut s’en extraire, on s’enfonce.

Paul-Henry Gendebien, dont nous saluons la clairvoyance, aime rappeler cette phrase de Marx : « Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font ». Les attentes des électeurs, le jeu politique, tout peut conduire à des effets non contrôlés.

Les manœuvres actuelles, en Wallonie, n’ont rien à voir avec le rattachement à la France, même si elles peuvent avoir été influencées par la façon dont Emmanuel Macron a rebattu les cartes en France.

Il n’en reste pas moins que, même à son corps défendant, la Wallonie penche vers la France, et de plus en plus, parce qu’elle est culturellement attachée à la France et que le fédéralisme belge est centrifuge.

On voudrait nous faire croire qu’en Wallonie on n’aime pas ce qui est simple et cartésien, et qu’on revendique une identité particulière avec le droit de garder une frontière là où elle est la moins naturelle.

Une identité surréaliste ou, disons, schizophrène qui se manifesterait par une résistance irrationnelle à la perspective d’intégrer la République française. Cela nous semble exagéré, superficiel.

12/04/2017

Puisque vous le demandez si gentiment...

 

Source AWF : Depuis le 09 et jusqu’au 17 avril, des membres de l’Alliance Wallonie France et des citoyens vont à la rencontre des Wallonnes et des Wallons afin de les sonder sur ce qu’ils pensent des prochaines élections présidentielles françaises. Dès aujourd'hui, vous pourrez vous rendre sur ce site pour exprimer votre vote et inciter vos contacts à faire de même.